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 Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]

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MessageSujet: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Mar 30 Sep - 23:14

Pont de Poudlard
École de Sorcellerie.
Parc de Poudlard
Lundi 30 Septembre 2002, après le couvre-feu.
Ft Lazar E. Cole





Il était temps qu’elle rentre… Ses derniers temps, elle est vite énervée même lorsqu’elle va à ses entraînements. C’est assez étrange mais il est vrai qu’elle s’emballe trop vite. Elle en a pleinement conscience. Elle est agressive en duels ou en Sortilèges & Enchantements sans oublier la Métamorphose et la Botanique… Autant la théorie, ça va mais alors la pratique… C’est un fiasco… Et elle ne sait pas comment elle a fait pour en arriver là malheureusement… Ayant pris son portoloin, elle revient vers Poudlard et à sa montre, il était vingt-trois heure et quinze minute. Ça va encore, elle est dans ses heures habituelles et elle ne craint pas de se faire attraper par un professeur ou un préfet pour déserter le couvre-feu… En effet, notre brunette dispose de toutes les autorisations pour se trouver à l’extérieur de l’école et de sa salle commune à cette heure-ci. Par ailleurs, elle s’attend même à tomber sur l’un d’entre eux. Portant sa tunique des Korrigans Rouges ainsi que le reste de la tenue obligatoire, elle avait son balai en main. Regardant autour d’elle, elle avait sa longue chevelure attachée en chignon avec sa baguette qu’elle gardait toujours sur elle afin d’éviter les mauvaises surprises. Elle repense notamment à la finale qui opposait la Bulgarie à l’Irlande. Le match s’était très passé mais la suite était moins drôle. Les mangemorts ont attaqués le camp et ils ont fait des dégâts. Comme quoi, il faut toujours avoir son outil sur soi-même parmi le monde moldu. Pour ceux qui posent la question, elle dit souvent qu’il s’agit d’un simple morceau de bois mais ce n’est pas vrai. Elle dit ça uniquement pour éviter d’attirer l’attention et parfois, elle aime se réfugier chez les moldus pour être au calme loin de toute sa notoriété. La célébrité ne fait vraiment pas tout. Et même si elle est une joueuse réputée, elle sait faire la part des choses. Mais bon, elle avait relancée sa carrière en signant avec le club breton et elle y gagnait avec le salaire qu’elle recevait.

D’ailleurs, elle a toujours été riche et pourtant, elle n’a jamais véritablement affichée sa grande richesse. Entre sa mère qui joue aussi au Quidditch et son père qui travaille en tant qu’Ambassadeur, on ne peut pas dire qu’elle est pauvre… Majeure depuis presque deux ans, elle est véritablement indépendante à peu de choses près… Elle était libre d’aller où elle veut mais elle était encore enchaînée à des soins qu’elle doit faire pour éviter une sacrée rechute. Elle n’y tient pas et elle espère du fond du cœur qu’elle n’en fera pas une. Depuis un moment, cela lui trotte dans la tête et elle craint ça plus que tout autre chose. Avançant le long du chemin qui mène au portail de Poudlard, ce sentier où elle n’entendait que le bruit de ses pas dans la caillasse. Rien d’alarmant pour autant. Lâchant un soupir, elle n’avait pas vraiment envie de rentrer tout de suite mais elle ne pouvait pas rester à l’extérieur de l’établissement. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Arrivant devant le portail, elle entre en verrouillant derrière elle, il est hors de question qu’elle soit responsable d’un intrus à l’intérieur de l’établissement. Vérifiant que tout est bien fermé, elle attrape sa baguette, détachant sa longue chevelure au passage, afin de lancer le fameux sortilège de lumière. Effectuant un geste rapide et ample de sa main droite, elle prononce l’incantation qui s’accompagne. « Lumos ! ». Sous un petit sourire, elle remarque que la pointe de sa baguette s’illumine. De son autre main, elle garde son balai en main et elle avance calmement. Parfois, elle entend des bruits étranges en provenance de la Forêt Interdite mais elle n’irait là-bas. Pourtant, elle s’est toujours demandée ce qui pouvait se trouver là-bas. Mettant un pied devant l’autre, elle regarde où elle marche. Elle se trouve dans le par cet elle ne s’emballe pas. Finalement, elle met moins de trois minutes pour traverser ce lieu boueux. Décidément, elle n’a pas aimé de prendre la sauce durant l’entraînement mais cela fait partie du hasard de sa profession. Elle se met alors à éternuer sans vraiment faire attention. Avançant vers les marches d’escaliers, elle lâche un soupir avant de se diriger vers le fameux pont qui traverse l’école… Si on peut dire ça comme ça. L’observant, elle montre un sourire en coin avant de marcher  sur celui-ci. Il est long mais il y fait bon. Arrivant à proximité de l’autre côté, elle finit par observer au loin en laissant ses affaires sur le sol du pont. Elle pose ses coudes sur le bord et elle lâche un immense soupire tout en laissant son esprit vaguer sans même faire attention à l’heure ou à ce qui peut la surprendre. Elle en a peut-être trop sur le cœur et elle a besoin de souffler. Profitant donc de ce silence agréable, elle se met à réfléchir en silence, restant là où elle se trouve. Elle ne fait rien de mal et elle a le droit d’être en dehors de l’école. Elle a toutes les autorisations et ça, c’est fun. On ne peut pas vraiment lui retirer des points et ce n’est pas si mal dans le fond …

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Lazar E. Cole
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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Mer 1 Oct - 19:23

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On dit souvent que le temps guérit les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intactes. Avec le temps, notre esprit afin de mieux se protéger recouvre ces blessures de bandages et la douleur diminue mais elle ne disparaît jamais. ▬ Rose Kennedy


17.09.02
Le ciel est sombre et la lune gibbeuse croissante y resplendit, dardant sur moi sa lumière blanchâtre, comme pour me rappeler notre rendez-vous prochain... L'air est frais, les effluves de la foret embaument l'air. Tout est calme, paisible. Hormis moi. Je suis dans l'un de ses soirs où je broie du noir et comble de malchance, je suis de garde. Du coup, pas moyen de me changer les idées en trinquant en charmante compagnie, je doit être sobre et attentif, au cas où.

Tandis qu'Octave et Simon sont de patrouilles à l’intérieur, je fait équipe avec SK. Notre binôme est plutôt rodé depuis le temps, et nous sommes une sacre équipe, de par son flair sous sa forme animagus et ma condition. Parfait pour couvrir l’extérieur. Et nous utilisons nos patronus pour communiquer.

Silencieusement, je fait volte face. Je m’éloigne du sentier et me dirige vers le pont. J'ai vu de la lumière de l'autre coté, lumière qui se promène, typique d'un lumos...
Ce n'est pas SK, il est du cote du lac selon son dernier rapport. Ce n'est pas une intrusion, où mes sortilèges nous aurait alerté. J'essaye de décelé une odeur familière avant que le bruit sourd de pas sur le bois sec me confirme que la personne approche. Apres quelques secondes, je vois la silhouette avancer vers moi en silence, et je sourit. J'ai reconnu notre jeune joueuse de quidditch et ma vindicative duelliste. Aurore.

M'appuyant contre la rambarde des escaliers, je l'observe sans mot dire. Elle me semble aussi pensive que je le suis. La capitaine de l’équipe de Serpentard s'accoude au bastingage et semble se perdre dans une contemplation méditative. Elle a visiblement besoin de solitude mais je ne peut pas la laisser seule maintenant. Et même avec ses autorisation, je ne peux pas faire demi tour et prétendre que je ne l'ai pas vu. Je sais ce qui peut arriver si l'on est dehors au beau milieu de la nuit, quand bien même vous avez la permission...

"A penny for your thoughts..." Je murmure en m'approchant doucement, montant les petites marches et franchissant les quelques mètres me séparant de la jeune femme.  

Je lui accorde un sourire et vient m'accouder à ses cotés.
"Du vague à l’âme pour traîner ici au lieu de te blottir dans ton lit bien au chaud et embrasser le sommeil réparateur ? " Je lance d'un ton badin, alors que je m’inquiète au fond. "Tu veux en parler ?" J'ajoute simplement, lui tendant la perche tout en parcourant les environs des yeux.


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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Lun 6 Oct - 20:20

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Avoir besoin de calme ? Peut-être ou peut-être pas. A vrai dire, elle avait juste besoin de réfléchir loin de tout et loin de l’influence qu’elle peut subir de manière indirecte. On ne sait jamais. Après tout, elle est dans la maison de prédilection des êtres les plus malfaisants de l’histoire… C’est d’ailleurs drôle de voir à quel point la famille peuvent avoir des membres aussi différents. Si on remonte des années en arrière, son père avait été réparti dans la maison des Lions tout comme son frère alors que sa mère était une Serdaigle, une vraie… Et elle, elle est la figure emblématique du Serpent au jour d’aujourd’hui. A croire que la destinée et l’avenir peuvent être mesquins. Mais dans le fond, elle se sent bien là où elle est même si elle est souvent mal à l’aise avec le comportement de certains d’entre eux. Mais finalement, elle ne peut pas intervenir… Elle n’est qu’une sang-mêlé après tout, que peut-elle faire face à des sang-purs ? Pas grand-chose… C’est ce qu’on lui fait comprendre de plus en plus chaque jour. Mais c’était la dure loi du sang et elle la connaissait. Dès sa première année, elle savait où elle se trouvait même si elle s’est souvent demandé pourquoi cette maison… Cependant, avec les années, les prédictions de l’honorable choixpeau magique s’était réalisées et c’est uniquement à ce moment-là qu’elle a compris pourquoi Serpentard et pas ailleurs. Lorsqu’elle a été répartie, elle n’avait aucune appréhension sur les maisons et ce simple morceau de tissu ensorcelé par les quatre fondateurs l’avait envoyé dans la maison qu’il estimait la plus judicieuse pour Aurore.

Et la voilà, huit ans plus tard, toujours au sein de sa maison tandis qu’elle se sent en retrait par rapport à ses camarades plus jeunes qu’elle. En effet, elle est majeure depuis plus d’un an alors que ses camarades le sont à peine… Elle devrait déjà avoir quitté Poudlard et pourtant, elle se trouve toujours là, à travailler comme une forcenée pour réussir ses études bien qu’elle ne sache pas quoi faire encore. Elle se sent à l’aise dans son costume de joueuse de Quidditch. On pouvait dire qu’elle se défoulait et qu’elle aime ce sport de brute. Car oui, sa toute première saison a été signée chez une équipe connue pour sa brutalité et elle n’échappe pas à la règle. Baguette en main, son lumos éclairait au-dessus du fossé mais on n’y voyait pas plus pour autant. Loin de là, la brume y était intense mais très épaisse. La conne, elle avait oublié d’éteindre sa baguette. Ce n’est pourtant son habitude… Ceux qui la connaissent peuvent alors comprendre qu’elle est vraiment travaillée par quelque chose. Mais elle ne s’attendait pas à tomber sur son professeur de Sortilèges. Surtout qu’il semblait observer la verte et argent depuis un moment. Mais elle n’a absolument pas fait attention. Restant le long de la rambarde, elle regarde autour d’elle mais elle ne voyait pas son professeur qui se trouvant hors de son champ visuel. Avantage pour lui. Balai au sol, elle l’avait soigneusement posée à ses côtés avant de laisser son regard s’imprégné de l’atmosphère tardive de l’école qui semblait si différente de celle du jour…

Restant silencieuse quelques temps, elle est sortie de sa pensée par une voix et elle sursaute en se retournant vivement, baguette en main et tendue vers le professeur. Elle s’est laissé surprendre mais on n’est jamais sûr de rien de nos jours. Du coup, la Serpentarde est beaucoup sur ses gardes, ce qui l’a rend efficace mais aussi dangereuse. Et là, son enseignant sait mieux que quiconque que rien ne l’arrête surtout en duel et en Sortilèges et Enchantements. Pour une sixième année, elle avait un niveau bien supérieur à ses camarades et pour ça, elle pouvait remercier ses parents. Si on devait placer sa maitrise, il serait entre la fin de sixième année et mi septième. Et c’est ce point qui fait qu’elle parvient à surpasser ses ainés d’une année. C’est un avantage qu’elle tente de conserver. Elle avait commencé à incanter lorsqu’elle s’arrête… « Evert… ». Elle constate alors que ce visage était celui de son enseignant et s’en mord les lèvres. Baissant sa baguette, elle la replace dans sa chevelure qu’elle rattache. Bafouillant des excuses, elle ne savait pas comment expliquer un tel geste. Elle est probablement trop sur ses gardes et c’est ça qui a fait qu’elle a failli agresser un de ses professeurs. Non, mais sérieusement, c’est un coup à se faire expulser de l’école. Se sentant tout à coup mal à l’aise, elle baisse même la tête par rapport à l’incident. Sur le coup, elle a été stupide. Elle espère que son professeur ne va pas lui en vouloir…

Le laissant approcher, elle garde ses yeux baissés vers la brume se trouvant sous le pont qu’elle est censée traverser. Il lui avait fait peur mais elle n’aurait pas eu peur si elle ne s’était pas laissé son esprit gambader partout sauf dans son environnement. Elle semble oublier les premières règles des Sorciers. Elle le voit juste à côté d’elle et il l’interroge. Il est quand même tard et elle est censée rejoindre sa salle commune ou la salle des préfets à cette heure-ci. Car c’est souvent après son entraînement en Bretagne qu’elle va se laisser aller dans la salle de bain de préfets. Vu à l’heure où elle passe, elle est quasi-certaine de ne trouver personne et elle est donc tranquille… Je montre un fin sourire avant de répondre à sa première question. « On peut dire ça, oui… ». Elle se pince une nouvelle fois les lèvres lorsqu’il lui demande si elle veut en parler. Que risque-t-elle en se confiant à quelqu’un ? Ce n’est peut-être pas son meilleur ami mais c’est toujours mieux que rien. Il est professeur et il saura peut-être la guider sur la longue route qu’elle emprunte probablement sans le savoir. Et puis d’ailleurs, elle n’a pas de meilleur ami… Elle évite de s’attacher de peur de l’avenir que sa destinée lui réserve. Elle est en sixième année et elle ne sait pas sur quel pied danser avec tout ça… Fermant les yeux quelques secondes, elle libère un soupir avant de relever sa tête pour regarder son professeur. « Est-ce que … ». Elle ne semble pas trouver les mots justes pour s’exprimer. Il faut dire que c’est la première fois qu’elle en parle d’elle-même. Et c’est encore bien ancrée en elle dont cela reste très difficile pour elle d’en parler. C’est avec la gorge nouée qu’elle se racle la gorge et qu’elle tente de parler convenablement, comme toutes personnes de son âge. Ce cafouillage montre à l’enseignant que c’est un sujet délicat pour elle… Après plusieurs minutes à bafouiller comme un nouveau-né, elle lâche un second soupir avant de prendre une grande inspiration. « Professeur, avez-vous déjà été grièvement malade ? ». Les premiers pas vers la perche venaient d’avoir lieu et il allait lui falloir de beaucoup de courage pour parler du reste mais elle a sorti la première phrase qui lui passait par la tête pour entamer le sujet délicat qu’elle espère tant bannir de sa vie de manière définitive. Elle avait tourné la tête vers son professeur et elle jouait avec ses doigts, signe d’une grande nervosité…


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Lazar E. Cole
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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Mer 8 Oct - 15:03

Lazar E. Cole a écrit:
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Je ne relève pas la tentative d'attaque, bien qu’extrêmement douée, Aurore ne m'aurait pas fait grand mal. Ce n'est pas pour la rabaisser, bien au contraire. Mais mon savoir, mes capacités et mon entraînement quotidien font de moi un adversaire redoutable, qu'elle n'a jamais eut l'occasion d'affronter en condition réelle, car je ne me donne pas a cent pour cent durant nos sessions du club de duel, bien évidement.. Ca me fait penser qu'un jour, je pourrait les faire évoluer en condition semi réelle. Ou mieux, virtuel, si je me souvient d’où j'ai rangé Illusion.  

Ce vieux jeu est une excellence, malheureusement peu connu en Angleterre. Je me souviens des fabuleuses sessions que nous faisions à Spring Falls ! Certains professeurs nous accompagnaient d'ailleurs... Les heures passées a parfaire notre apprentissage. Je soupire. Cette époque me manque un peu... Bref, Aurore, Qui s'est laissée surprendre en baissant sa vigilance habituellement aiguë, ce qui prouvait bien que quelque chose la travaillait... Mais je ne la brusquerait pas pour savoir quoi que ce soit, si elle devait m'en parler, elle le ferait parce qu'elle en éprouve le besoin, l'envie et pas parce que je la force. Je m'installe, lui montrant inconsciemment que je suis prêt à l’écouter si elle le veux.

Penchant la tête, je l'observe, un sourire bienveillant étirant mes lèvres. Je l'entend soupirer, hésiter, commencer avant de s'interrompre, jusqu’à bafouiller même. Je suis patient mais si elle préfère ne rien dire, je le comprendrait parfaitement. Après tout, qui suis-je ? Juste un professeur, rien de plus. J'ouvre la bouche pour lui fournir une porte de sortie quand elle finit par me poser une question. La première étape pour soulager ce qu'elle a sur le cœur a en juger le sujet. Sa maladie...

Je prend le temps de réfléchir, pesant le pour et le contre d'une réponse franche et honnête ou légèrement baisé afin de garder mon secret. J'opte pour un mixe, franche sans pour autant donner le nom de mon mal. Je ne voudrait pas la voir détaler en hurlant devant moi... Je lui sourit tristement, remarquant qu'elle joue avec ses doigts, signe évident de sa fébrilité puis je me racle la gorge.

"He bien, il se pourrait que je sois actuellement atteint d'une maladie incurable, mais depuis le temps, j'ai apprit à vivre avec. "  

Car la lycanthropie est une maladie, quand bien même certains en démordent. Certes, c'est une maladie spéciale, mais le risque de mourir est réel. Certains ne survivent pas à la première transformation... Et il va de soit que passer un certain age, la mutation doit être si douloureuse que l'on souhaiterait en finir, jusqu'à être exaucer, le corps ne parvenant pas a se régénérer suffisamment. Les blessures que nous infligeons sont magiques et empoisonnées, et de ce fait ne peuvent être guérit, de même que la maladie. J'ai l'espoir que Niamh parvienne a trouver la solution même si les chances sont plus que faibles...

" Mais nous ne sommes pas la pour parler de moi, n'est-ce-pas ? Tu peux te confier à moi si tu veux Aurore, je sais que je ne suis que ton professeur, mais je suis l'un des plus à même à comprendre tes doutes et tes peurs... "  

Toujours ce même sourire triste, agrémenté d'une lueur de sincérité au fond de mes prunelles. J'aurait aimé avoir une personne pour parler à l’époque, mais je m’était retrouvé dans un centre spécialisé, avec une Psycho-mage pour seule amie... Non, je ne fait juste que me mentir à moi même. J'aurait voulu que MA confidente, que l'amour de ma vie soit à mes cotés, j'aurait mieux supporté la perte de ma condition d'humain. C'est sa perte qui m'avait rendu inconsolable...


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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Sam 11 Oct - 17:26

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Jouant encore avec ses doigts, elle se sentait mal à l’aise. Pourquoi ? Parce qu’elle n’avait parlé à personne de la maladie qui l’avait frappé il y a deux ans… Elle n’avait jamais eu le courage et pour être honnête, très peu de personne sont au courant. Même les élèves savent qu’elle a eu des soucis de santé mais sans aller dans les détails. Lorsqu’une personne avait le malheur de lui poser la question, elle s’emballait et elle préférait s’enfuir lâchement au lieu de reconnaître la vérité. Encore aujourd’hui, cela reste un sujet très tendu mais elle ne peut plus le garder sur le cœur… Elle a sa famille et Ophélia pour l’aider et lui ôter ce poids mais en cet instant, sa copine n’était pas là. Elle ne refuse donc pas la main que lui tend son professeur. Surtout que ce n’est pas n’importe quel enseignant. Il est celui-ci qui a détecté son potentiel et qui la pousse à se donner à fond afin d’être la meilleure. Pour elle, c’est déjà beaucoup. Cependant, il est son professeur et elle le respecte comme tel. Et oui, elle a reçu une bonne éducation et elle ne compte pas y déroger. Elle est peut-être de sang mêlé mais elle a été éduquée comme un sang pur ou presque. C’est bien ce détail qui en trouble plus d’un et cela tend à prouver que le sang importe peu et que c’est l’éducation qui prime… mais c’est parler aux oreilles d’un sourd… Elle le sait, pour ses camarades, elle n’est qu’un vulgaire sang mêlé et rien d’autre. Mais elle ne compte pas se laisser faire…

Restant contre le bord à observer la brume avant de lever la tête vers son professeur de Duel. Celui-ci la regardait avec un sourire bienveillant mais il est vrai qu’elle n’est pas habituée à se confier. Sauf à sa famille. C’est assez étrange mais agréable sans pour autant aller dans l’excès. En cet instant, elle le voit comme une oreille attentive qui semble être une toute face qu’elle connait de ce professeur. Néanmoins ouverte, elle semble un peu hésitante car elle ne sait pas par où commencé et comment traiter le sujet… Elle n’en parle jamais comme ça mais il fallait que cela sorte.  Vient alors le moment où il se racle la gorge pour dire qu’il était possible qu’il soit atteint de quelque chose d’incurable. Au départ, elle semble surprise avant d’arquer un sourcil. Encore une fois, les apparences sont souvent trompeuses car il ne semble pas porter quelconque trace hormis peut-être de la fatigue. Rapidement, le professeur Cole enchaine en disant qu’elle pouvait se confier à lui. Il a peut-être raison et elle devrait peut-être laisser tomber sa fierté pour apparaitre plus humaine. Après tout, il n’est pas n’importe qui… Il est celui qui l’a poussé à aller au bout surtout en duels où elle semble assez vindicative. Et c’est peut-être quelque chose que son professeur a pu remarquer. Enfin, elle suppose mais elle ignore peut-être tout finalement. Prenant une grande inspiration, elle observe son professeur avant de prendre la parole. Elle devait tout expliquer depuis le début.  « Vous savez que j’ai été absente pendant un an et demi … On a découvert une leucémie après qu’une automobile m’ait percuté sur un passage protégé…  ».  Elle ravale sa salive et on pouvait sentir dans sa voix que cet état de fait la travaille encore. Mais ce passage n’était que le début de son calvaire. Resté au lit pendant un an et demi était la pire des tortures, surtout pour elle qui n’aime pas ne rien faire. Son emploi du temps de malade tend à le prouver. Continuant à jouer avec ses doigts, elle continue son récit pour ne pas perdre sa lancée. Chose assez difficile pour elle…  « Bien que je me sois remise de ma collision avec l’automobile, j’ai dû rester alitée en attendant de trouver un donneur…  ».  

Et elle l’a attendu pendant une année qui a été la plus longue de sa vie. Pour être honnête, elle a crû qu’elle n’aurait jamais de donneur. C’était tellement long qu’elle avait perdu l’espoir de revoir un jour cette école, de pouvoir continuer sa vie, de pouvoir faire ce qu’elle voulait… Ce sentiment d’impuissance, il n’y a rien de pire. Pourtant, elle n’a jamais eu ce besoin de se croire supérieur aux autres. Même encore maintenant même si ce n’est pas véritablement ce qu’on ressent en voyant son comportement parfois bien différent. Elle sait ce qu’est le sens de la vie par rapport à tous ses crétins de sang pur qui s’imagine d’être sang pur les épargnera de la mort. Quelle bande d’idiot… Lâchant un soupir, elle ferme les yeux quelque instants avant de reprendre.  «  C’est seulement après quinze mois que je reçois ma greffe. Un mois pour permettre à mon organisme de retrouver un système immunitaire et encore un mois pour le stabiliser… ».  Elle revoit encore ses images qu’elle veut oublier mais tant que son traitement n’est pas terminé, elle ne pourra oublier tout ça. Et dire que c’est un vulgaire accident routier qui lui a causé tant de souci… Elle ne s’y attendait pas. Mais alors vraiment pas…  Elle était si inconsciente à cette époque qu’elle se fichait de tout… Aujourd’hui, elle profite de tout ce qui compose sa vie en sachant qu’elle pourrait mourir du jour au lendemain…  Un frisson lui parcourt l’échine en y pensant et elle le réprime rapidement. Ce sujet est délicat pour elle et elle n’avait jamais eu le courage d’en parler avant aujourd’hui. Même si c’est encore difficile, elle a fait un gros effort pour ne pas s’emporter. Elle ne veut plus que ça la hante et elle n’assume pas le fait qu’elle peut rechuter… «  J’ai peur de la rechute possible …   ».  C’était dit et elle avait lâché ça comme la brise du soleil levant… Pour les jours où il y a du soleil. Pas facile pour elle de se dire qu’elle pourra vivre encore dix ans dans sa situation… Mais elle n’est pas la seule dans ce cas… Tournant la tête vers le bas pour observer la brume du fossé se trouvant sous le pont, quelques larmes coulent sur son visage preuve qu’elle ne mentait pas ou qu’elle ne jouait pas un quelconque jeu. Levant sa main gauche, elle essuie ses quelques larmes en silence.  



Dernière édition par Aurore S.-Anderson le Dim 12 Oct - 17:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Dim 12 Oct - 13:12

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Je reste tranquillement installé, l'invitant d'un sourire chaleureux à laisser tomber le masque qu'elle porte pour se soulager. Je ne connais peut-être pas Aurore autant que Flora, Howl ou Loan, mais je pense que je sais reconnaître certains signes de stress... Être un serpentard n'est pas toujours facile visiblement, surtout en ces temps trouble. Alors j’attends. Car elle a besoin d'une oreille attentive qui ne la jugera pas et qui lui répondra avec sincérité et sans faux-semblant.

Lorsque Aurore prend son inspiration, je devient plus attentif et l’écoute me compter son histoire...
Je hoche la tête quand elle me parle de son accident, je m'en souvient. C’était durant mes premiers mois en Angleterre, sous la tutelle de Filius. Il avait été affecté par cette histoire, il appréciait la jeune femme qui aurait eut sa place dans sa maison disait-il régulièrement.

Bien qu'elle ne l'expose pas ouvertement, sa voix m'apprend beaucoup plus que ses mots, de même que son comportement... Je sait déjà de quoi à peur Aurore et je le comprend tout à fait. C'est normal. Mais elle a besoin de l'exprimer à haute voix et de l'affronter, pour ensuite se battre et vaincre. C'est un travail qu'elle doit faire par elle-même, je serait là juste pour la guider dans les différentes étapes du processus.

Je me rapproche doucement et lorsque finalement elle pose les mots sur ce qui la terrifie, je pose une main sur son épaule et serre légèrement pour lui apporter mon soutien et lui assurer ma compréhension. Je voit ces larmes, elles me prouvent qu'enfin Aurore extériorise. Ce qui est bénéfique. Elle progresse. Et je vais essayer de l'aider.

Je pense a Nina, ma psycho-mage et je sourit. Elle m'a beaucoup appris, et aider surtout. Peut-être que si Aurore en a besoin, je pourrait les présenter.

" Tu sais, c'est normal d'avoir peur, c'est même indispensable. Ce que tu as traversé est tellement difficile et éprouvant... Cependant regarde toi à présent...

Je m’écarte légèrement, laissant la lumière de la lune flatter sa silhouette avant de la designer d'un geste de la main théâtral et l'embrasser du regard.  

" Une magnifique jeune femme talentueuse, sportive et connaissant la valeur de la vie ! - Je lui fait un clin d’œil et, faisant apparaître un mouchoir, je relève délicatement le visage d'Aurore. - Mais cela ne doit pas pour autant t’empêcher de la vivre cette vie justement ! Je sèches les larmes et poursuit. Un jour, ma psycho-mage m'a dit 'La maladie est un avertissement qui nous est donné pour nous rappeler à l'essentiel.' Ça m'a marqué... Depuis, j'embrasse chaque instant qui m'est offert car au fond quand on y pense, vivre est une maladie, la mort est le remède..."


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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Sam 18 Oct - 12:13

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Nous étions dans la nuit d’un jour de Septembre et pourtant, elle aurait voulu terminé ses études et oublier tous ses crétins de ce qui lui sert de camarade. Elle a beaucoup de respect pour beaucoup d’entre eux mais elle est quand même obligée de se former un masque pour se protéger. Pour la première fois depuis qu’elle est à Poudlard, son masque semble tomber petit à petit en miette… Heureusement, ce n’est pas devant n’importe qui et il aurait été clair qu’elle ne l’aurait laissé tomber si cela avait été les préfets ou son directeur de maison. Elle se sent fébrile, fragile mais aussi anéantie… Comme si quelque chose l’avait encore frappé de plein fouet. Pourtant, hormis cette soudaine peur qui l’a reprend et l’envahit de jour en jour, il ne lui est rien d’arriver d’inhabituel sauf quelques coups du à un contrat avec les cognards. Rien de grave en soi et ce n’était pas comme si elle n’avait pas l’habitude. Fixant le fossé du pont, elle avait toujours ses larmes et elle n’en avait jamais parlé à quelqu’un jusqu’à maintenant. Sauf sa famille, bien entendu. Et c’est normal que sa famille le soit puisque c’est sous les yeux de ses parents qu’elle a été renversée. Elle se rappelle encore de ce jour-là même si elle préférerait oublier et essayer d’avancer. Mais comment faire avec un aussi gros poids qui traine sur ses épaules. En ce moment, elle ne savait pas quoi faire pour surmonter ça alors qu’elle le sait depuis qu’elle est sortie de l’hôpital et c’est probablement une accumulation de chose qui fait qu’elle est dans un état aussi renfermé. Elle ressent alors une main se refermer sur son épaule et elle lève la tête vers son enseignant. Visage tendu mais serein, elle venait d’avouer sa crainte du moment et elle était justifiée. A ses yeux du moins. Je montre un sourire timide mais un vrai… Un de ceux qu’il aurait pu voir avant son accident et qu’elle n’avait plus affiché depuis son retour. Un sourire franche et honnête comme si elle était redevenue ce qu’elle avait été. Mais vraiment léger… A travers cette main serrée sur son épaule, elle comprend parfaitement le message et elle observe simplement le professeur sans aller dans l’excès. Ce n’est pas son genre de profiter de ce genre de situation même si c’est elle qui est en mauvaise posture si ses camarades étaient présents.

Lazar se montre rassurant en lui disant qu’il était normal d’avoir peur. Avoir peur est une chose mais elle se demande si elle va avoir le courage de l’affronter la tête haute sans plus jamais avoir besoin de se cacher ou autre. Et c’est malheureusement quelque chose qu’elle a encore du mal à réaliser. Elle n’assume pas sa leucémie et elle préfère garder ça pour elle et que cela ne s’étendent pas. Déjà qu’on pense qu’elle a trichée à ses examens du Brevet Universel de Sorcellerie Élémentaire alors que ce n’est pas vrai, tout ça parce qu’elle a réussi à avoir une bonne note en Métamorphose alors qu’elle n’a jamais été très douée dans cette matière. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai. Disons qu’elle perd patience et même si elle se démerde en théorie, elle n’a plus cette patience pour la pratique et donc c’est des heures de colle. Comme en Botanique, mais ses heures avec le professeur De Colombe ressemble plus à une séance amusante qu’à une colle. Mais ce n’est qu’un détail, rien de plus. Elle avait l’habitude d’être collée au point de ne plus savoir quand y aller tellement son emploi du temps était ric-rac. Mais qu’importe après tout… C’est alors que Lazar se recule et elle tourne la tête vers la lune qui semble éclairer ce qu’elle est. Oui, c’est vrai, elle est toujours debout, vivante et aimant la vie mais à quel prix ? Malgré le peu qu’il dit, il semble réellement la faire sourire et c’est une chose rare de son côté. Baissant une seconde la tête, elle garde le sourire quelques instants sur les lèvres avant de reporter son attention sur son enseignant en Sortilèges. Finalement, il est vraiment sympa avec elle et elle ne sait pas comment le remercier. Puis sa douce main vient attraper le visage de l’étudiante avant d’essuyer les larmes qu’elle avait versé. Oui, c’était difficile mais elle devait s’accrocher pour prouver qu’elle est une battante… Seulement, les battants finissent toujours par s’épuiser par moment… « Mais à quel prix… ! ». Elle le remercie d’un signe de la tête avec un vrai sourire qu’il n’en avait pas vu depuis longtemps. Pour une des rares fois, elle était sincère et Lazar pouvait aisément le remarquer sur son visage. Jouer le jeu n’est pas simple mais c’est un choix qu’elle avait fait pour se protéger. Mais ce soir et en ce moment, elle n’avait pas besoin de mettre son masque qui était alors comme tombé sur le sol et qui se brise en mille morceaux. Rares sont les moments où elle est dans cet état même si c’est de plus en plus récurent mais elle doit admettre que cela fait du bien de pouvoir parler à quelqu’un. Le tout est de savoir s’il est de confiance ou non. Bah, déjà s’il est enseignant c’est que la direction de l’école estime qu’il a largement les compétences pour s’occuper des élèves. Et depuis le temps qu’elle l’a en tant que telle, elle n’a jamais eu à se plaindre de ses cours ou de son comportement. Aurore libère un soupir de libération, cela lui fait vraiment du bien. Gardant la tête levée, elle ne lâche pas le professeur des yeux tout en essayant de comprendre ce qu’il dit. De cette façon, elle comprend qu’il est lui aussi malade alors finalement, elle a peut-être trouvé une personne à qui s’ouvrir. « Je passe mon temps à être sans cesse occupée parce que je ne veux pas m’ennuyer … Je dois être cinglée … ».

Le pire , c’est que c’est vrai. Il n’y a qu’à regarder son emploi du temps. Elle a peu de temps pour elle ou à consacrer à sa petite-amie qui lui manque parfois. C’est difficile de l’admettre mais elle est véritablement une jeune femme pleine de fougue et qui est toujours là pour ses responsabilités. Elle ne les a jamais fuis et elle ne cherche pas à les fuir. Par moment, cela arrive qu’elle ait besoin de calme et elle savait aussi que l’infirmerie lui était ouverte n’importe quand. Mais il est clair qu’elle sait être raisonnable car elle n’abuse pas de ce genre de chose et Aileen, l’infirmière de l’école, pouvait dormir sur ses deux oreilles la nuit. Remontant alors sa manche droite, elle remarque le bracelet de son médicomage et le regarde simplement. Elle savait que son médecin lui avait dit de ne jamais l’enlever alors elle ne l’enlève pas, même pour aller se laver. Il fallait bien que son état soit surveillé après tout mais elle n’a jamais compris les principes des couleurs. Mais bon, il avait la bonne couleur ce soir et elle pouvait se tranquilliser. Remettant sa manche, elle relève ensuite la tête vers Lazar avant de reprendre la parole. « Restez allongée pendant tout ce temps… J’ai cru que je ne m’en sortirais jamais… Vous perdez la notion du temps, vous ne savez pas quoi faire et vous rager dans votre coin parce que vous êtes impuissant alors que vous vous battez pour résister et essayer de survivre… ». Au moins, elle est honnête et elle avoue qu’il y avait des tas de choses qui occupaient son esprit mais le sujet principal était dit. C’était sa maladie. Elle venait de lui dire en quelques mots ces ressentis par rapport à ce qu’elle avait vécu. De la rancœur, de la haine contre soi et surtout de la peine. Voilà tout ce qui lui passait par la tête… Elle était peut-être plus jeune mais elle n’a pas oublié, loin de là. Mais il n’y avait aussi le comportement de ses camarades qui pouvait la gonfler mais elle se taisait là-dessus. Toujours à se croire au-dessus des autres qu’elle pourrait presque les maudire qu’il subisse la même chose. C’est méchant mais cela leur permettrait de voir les choses différemment peut-être… Saleté de pureté de sang… « Et mes camarades m’agacent au point de les maudire en espérant qu’ils leur arrive la même chose … Qu’ils comprennent la réalité des choses et arrêtent de se pavaner comme des crétins en glanant haut et fort qu’ils sont les meilleurs parce qu’ils sont sang purs… Quelle bande de cons dégénérés et attardés… ». Elle réalise alors ce qu’elle vient de dire et elle place ses mains devant sa bouche. Elle avait sorti ça tout seul en laissant ce qu’elle avait au fond d’elle ressortir. Elle espérait que son enseignant ne lui en voudra pas. Mais elle ne regrette pas ce qu’elle vient de dire et Lazar pouvait bien comprendre que cela sortait réellement du cœur. Bon, elle a de bons contacts avec beaucoup d’entre eux mais cela ne veut pas dire qu’elle les apprécie tous … Bien au contraire… En fait, cela ne passe qu’avec Flora qui semble elle aussi bien caché son jeu. Mais Aurore est loin d’être née de la dernière pluie et elle sait que cela ne duera pas… « Pardon, Professeur. C’est sorti tout seul … Pas volontaire ! ».


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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Mer 22 Oct - 13:58

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J'acquiesce d'un signe de tête tandis que je découvre un sourire. Un vrai, pas celui qu'elle nous sert généralement. Il illumine ses yeux cette fois, et j'y répond avec plaisir.
Oui nous continuons a vivre malgré la maladie mais, en effet, le prix a payer était parfois lourd. Et je parlais en connaissance de cause. Malade certes, mais au moins j’étais toujours en vie, pas comme Caroline...  Ma culpabilité était moindre comparé aux premiers mois mais elle était toujours bien présente,  j'avais juste appris à vivre avec. Je me demandait souvent ce que nous serions devenue si elle était toujours en vie... A l’époque on passait tout notre temps ensemble et enchaînait conneries sur conneries. Elle voulait être chanteuse au début, sa voix était magnifique. J'adorais lorsqu'elle chantait pour moi, la tête sur ses genoux elle me caressait les cheveux en fredonnant... En grandissant, on avait parlé de devenir des agents du SMAT, on voulait vivre à cent pour cent. Les deux collaient bien avec son don de metamorphomage, et moi, je m'en fichait pas mal du moment que j’étais avec elle et qu'il y avait de l'action. On avait déjà la fâcheuse habitude de n'en faire qu'a notre tête, ça avait causé notre perte d'ailleurs... Je soupire.

Je passe mon temps à être sans cesse occupée parce que je ne veux pas m’ennuyer … Je dois être cinglée …

J’avais en effet remarquer l'emploi du temps d'Aurore, qui pouvait faire pâlir celui du ministre de la magie tant il était remplie... Mais je comprenais pourquoi. L'immobilisme qu'elle avait enduré la faisait toujours souffrir. Il ne comprenait pas qu'elle ne soit pas suivit psychologiquement. Les blessures de l'esprit sont pourtant tout aussi importantes que celle du corps...

Restez allongée pendant tout ce temps… J’ai cru que je ne m’en sortirais jamais… Vous perdez la notion du temps, vous ne savez pas quoi faire et vous rager dans votre coin parce que vous êtes impuissant alors que vous vous battez pour résister et essayer de survivre… 

" Oui en effet... "  

Je me souviens des premières semaines au centre, immobilisé dans cette chambre bien trop vide. Je n'avais eut que la lecture pour m’évader, et les études...  La solitude était un choix, le silence une fatalité qui ne me dérangeait pas et les seules visites que je tolérais était les medicomages et Nina, même après la période d'isolement qui m'avait été imposée. Je les auraient refusé de toute façon. Comme j'avais évité de sortir du centre, tellement j’étais effrayé de ne pas réussir à contenir la bête en moi.... L'attaque et la perte de Caroline m'avait rendu muet, j’étais anéanti et la culpabilité me rongeait. Je n’était plus le gamin espiègle courant partout et faisant fit de règles en riant et parlant fort. J’étais devenu craintif, tachait de me faire petit et discret. Une ombre... J'ai appris à vivre avec ma nouvelle condition et me considérait comme orphelin, ma mère n'ayant pas dénier me rendre visite, ni même m’écrire. Au fur et à mesure du temps, j’ai surmonté les épreuves qui avait parcouru mon chemin.  Je me suis investie dans les études et le duel. Je ne vivait que pour cela. J'ai appris à vivre sans elles, sans famille ni attache, à profiter de ce que la vie m'offrait sans culpabiliser. Et ma condition de Loup-garou, je la considère comme la pénitence pour avoir tuer Caroline, désobéit à ma mère et ainsi déshonoré ma famille. Alors chaque mois j'expie...
J'ai également annihilé mes sentiments, je ne veux plus aimer comme je les ai aimé si c’est pour encore souffrir par la suite si je la perd, ça fait trop mal. Un doloris est plus agréable comparé au manque que l'absence d'un être cher représente pour moi. Je n'aime pas être ce que je suis et j’espère qu'un jour je pourrait en être débarrasser, en attendant je fais avec.

Et mes camarades m’agacent au point de les maudire en espérant qu’ils leur arrive la même chose … Qu’ils comprennent la réalité des choses et arrêtent de se pavaner comme des crétins en glanant haut et fort qu’ils sont les meilleurs parce qu’ils sont sang purs… Quelle bande de cons dégénérés et attardés… 

Je relève la tête et la fixe, surpris. Elle cachait bien son jeu en fait. Et un sourire étire mes lèvres  tandis que gêner, elle bafouille.

Pardon, Professeur. C’est sorti tout seul … Pas volontaire ! 

J’éclate finalement de rire. Un rire profond, qui me prend au tripes et qui dure un petit moment quand même. Un de ces rires que j'avais avec Caroline. Je me calme doucement et finit par reprendre.

" Merlin, ca fait du bien. Merci Aurore !"

Je reprend mon sérieux et la regarde tout en poursuivant.

" Tu sais, ce ne sont que des gamins pour la plupart... Tu es déjà une femme, beaucoup plus responsable qu'eux. Tu as la maturité, un peu plus d’expérience et l’intelligence plus la possibilité de penser par toi même. Et la malchance d'avoir du affronter une maladie qui t'as fait grandir beaucoup plus vite qu'eux...
La plupart ont été formaté par des traditions familiales primitives et stupide. Ils n'ont aucun libre-arbitre et n'ont ni la clairvoyance ni le bon sens de penser par eux-mêmes et comprendre la différence entre le bien et le mal... On essaye de leur inculquer un minimum de jugeote ici, mais pour certain, c'est peine perdue.
Ah l'adolescence Aurore, tout humain la traverse et quoi qu'on en dise, c'est un moment clé de la construction de l’être... Mais je te comprend, j'ai parfois envie d'en ensorceler quelques uns..."


Je pense aux deux enfants Black ou Niagara, parmi tant d'autres, qui sont totalement infectent avec les née-moldus. Je reprend régulièrement des élèves de la maison dirigé par mon ami SK... Je soupire. Bien que je l’apprécie, parfois je pense que l'avoir nommé directeur des Serpentard est une mauvaise idée... Tout comme le fait de repartir les gamins à 11 ans pour 7 ans... Les enfants changent, grandissent et mûrissent... C'est l'une des raisons qui me fait aimer Spring-Falls encore plus... La répartition annuelle dans l'un des 3 clans permet une meilleure gestion des élèves.

Je serais toujours là si tu as besoin de parler et de te confier Aurore, enfin dans la mesure du possible au vu de ma maladie et de mes obligations. Mais as-tu pensé à consulter un psycho-mage ? Je peux te présenter la mienne, Nina. Elle m'aide toujours beaucoup.



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Dernière édition par Lazar E. Cole le Jeu 18 Déc - 17:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Sam 15 Nov - 12:51

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Oui, elle avait un emploi du temps très chargé mais elle tenait bien debout. Beaucoup se demande comment elle fait mais cela reste un de ses nombreux secrets. Elle est en vie mais pour combien de temps encore ? Personne ne le sait même pas la concernée. Elle peut mourir dans un duel à mort ou encore aussi bêtement qu’un moldu. La tension est palpable à l’extérieur et elle est bien placée pour le ressentir vu qu’elle quitte Poudlard trois à cinq fois par semaine pour se rendre à ses entraînements mais aussi ses éventuels matches de ligue. D’ailleurs, elle attendait son calendrier de match afin de se préparer au mieux pour son équipe. Car oui, elle s’entraînait en Bretagne mais comme l’année dernière, elle va représenter l’Angleterre en coupe du monde. Et autant dire que cela va être du travail entre les Korrigans Rouges et l’Angleterre vu qu’elle vise le championnat du monde. Cependant, elle ne peut pas dire non à son pays natal mais elle devait passer les qualifications qui commencent très bientôt. Et elle ne le fera jamais. Âgée de dix-huit ans, elle semblait être une étoile montante du Quidditch et c’est son seul vrai loisir mais aussi passion. Si on consulte les archives sur l’emprunt du livre « Le Quidditch à travers les âges », son nom n’apparait pas moins de vingt fois et elle connait ce livre par cœur. Il le faut si on veut savoir comment sont apparus les règles et le sport qu’on connait aujourd’hui. Ne lâchant pas le professeur, elle arque un sourcil avant de montrer un sourire lorsqu’il se met à rire. Au moins, sa maladresse avait fait rire son enseignant. L’observant rire, elle garde le sourire et elle laisse ses mains retomber le long de son corps. Elle devait reconnaître que ce n’était pas souvent qu’elle faisait rire surtout son retour à Poudlard. Mais elle pensait vraiment tout arrêter pour se concentrer sur ma carrière et puis, elle savait que sa mère était aussi dans le sport et elle va probablement travailler de pair avec elle si elle parvient à se qualifier. En effet, sa mère est batteuse et elle sait de qui elle tient ça… Elle a le sport dans le sang et elle n’est pas prête de mettre fin à sa carrière, elle n’y tient pas. Malgré son âge, elle sait ce qu’elle veut et elle ne se voit absolument pas dans des métiers plus classiques que permet d’accéder en sortant de Poudlard. Et puis, les études ce n’est pas du tout son truc. Loin de là… Mais elle connait les lois et elle doit aller jusqu’à sa dernière année bien qu’il y est des exceptions. Peut-être devrait-elle demander … Non, sa mère et son père tiennent à ce qu’elle termine ses études comme son demi-frère. Elle ne sait plus vraiment quoi faire par rapport à ça. Peut-être devrait-elle en parler avec son enseignant ici présent ?

Puis Lazar, enfin Professeur Cole plutôt, la remercie de l’avoir fait autant rire. Elle montre un sourire et elle hoche la tête. C’est vrai que ce n’est pas souvent qu’elle peut se « vanter » d’avoir faire rire quelqu’un. Elle-même semble plutôt renfermée là-dessus et elle a arrêté de rire depuis qu’elle est revenue de Sainte-Mangouste. Soit un an et demi … Mais sa peur est toujours là et elle va devoir l’affronter un jour afin de pouvoir avancer. « Je vous en prie ! . Puis il enchaîne sur le fait que ce sont des gamins après qu’il ait repris son sérieux. Elle l’écoute avec attention et elle est d’accord avec lui. Ils sont tous de parfaits pantins en somme. Enfin, c’est ce qu’elle pense… Finalement, elle est peut-être mieux en tant que sang mêlé que sang pur. Être capable de réfléchir par elle-même sans avoir d’influence de sa famille n’est peut-être pas plus mal. Elle est une sorcière clairvoyante et plus mature que la plupart de ses camarades toutes maisons confondues. Et encore même certaines maisons sont plus matures que ceux qui lui servent de camarades de maison. Elle en a encore eu la preuve lorsqu’elle a aidé Alysse lors du premier weekend du mois passé. Mais bon, ce n’était pas comme si elle n’était pas habituée et donc heureusement qu’elle n’y prête plus aucune attention. « Ce sont plus des pantins qu’autre chose… Je les plains car ils ne pourront jamais véritablement ce qu’est la vie puisqu’ils seront toujours entravés… Les pauvres gamins… ». Sur le coup, elle les prend plus en pitié qu’autre chose. Mais ce n’est pas son genre d’avoir de la pitié. Mais elle sait faire la part des choses et heureusement d’ailleurs. Se secouant la tête, elle préfère ne pas penser à ça et continuer à les voir comme des crétins. Ce serait leur faire des fleurs… Elle ne voit pas pourquoi elle leur ferait des cadeaux alors qu’on lui en fait baver parce qu’elle est une sang mêlé. Jamais de la vie, elle a quand même un minimum de fierté qui ne prend pas la forme d’un égo surdimensionné. Ce serait fort quand même. C’est alors que le professeur lui demande si elle pensé à consulter un psycho-mage. En fait, non, elle n’y a jamais pensé et ses parents dénigraient le fait qu’elle ait besoin de consulter. Elle fait « non » de la tête avant de préciser. « J’ignorais que vous étiez suivi… Pour être honnête, je n’y ai jamais pensé et mes parents étaient contre le fait que je consulte… Maintenant que je suis majeure, cela ne me parait pas une mauvaise idée. ». Au moins, elle n’était pas fermée à l’idée et elle se sait fragile donc d’un autre côté, elle préfère se renforcer car elle ne veut pas que les autres la voit ainsi. Elle se montre très dure avec elle-même comme avec les autres. La preuve en est avec l’équipe de Quidditch qu’elle dirige avec une main de fer. C’est comme ça et pas autrement et puis elle est habituée aux entraînements de haut niveau donc elle répercute ça sur les joueurs de la maison Serpentard. Ce qui n’est pas un mal en soi. « Ma foi, pourquoi pas. ».



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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Jeu 18 Déc - 17:48

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J’écoutais Aurore, la laissant s'exprimer sans la brimer. Elle était beaucoup plus mature que la plupart des autres sorcières. Bien sur, elle était la plus âgé, mais il n'y avait pas que ça... Sa maladie l'avait fait mûrir beaucoup plus vite. Ce qu'elle dit par la suite me parut plus que pertinant. Les pantins étaient en effet une parfaite métaphore... Les parents, tel les marionnettistes, façonnaient leurs enfants selon leurs idéaux et principes. Ils manipulaient les petites marionette, sans même s'en rendre compte et ne leur laissait pas leur libre arbitre. Dans notre communauté autarcique, ce n'était pas une surprise... Je soupire.

J’ignorais que vous étiez suivi… Pour être honnête, je n’y ai jamais pensé et mes parents étaient contre le fait que je consulte… Maintenant que je suis majeure, cela ne me parait pas une mauvaise idée.

Encore une preuve flagrante de la stupidité de nos à priori. Du fameux 'qu'en diras-t-on'. On faisait passer le paraître, avant le bien-être de son propre enfant... Je n'ai jamais eut honte d’être suivit par un psycho-mage. A vrai dire je n'y ai jamais pensé comme pouvant être honteux, ma condition étant pour moi bien plus mauvaise. Ce que j’avais fait, ce que j’étais devenu, tout était pire que d'avoir un docteur prêt à m'écouter et faisant de fait figure maternelle pour l'orphelin que j’étais devenue.

 Ma foi, pourquoi pas.  

Un grand sourire ourle mes lèvres. Je suis content, et confiant. Aurore est forte soit, mais avec l'aide approprié, elle pourra s'en sortir encore mieux et deviendra une femme épanouie et heureuse. Je n'en doutait pas. Elle ne serait pas l'un de ses pantins sans âmes...

" Je pense que tu as raison. Nina me suit depuis de nombreuses années et je suis certain qu'elle pourra t'aider, comme elle l'a fait pour moi à l'époque. "  

Je la quitte du regard et observe autour de nous. Je ne ressent pas de danger, je perçois juste la fatigue de la jeune femme. Il est temps de se diriger vers le château.

" Je la contacterait demain matin si tu veux. Un chocolat chaud, ca te tente ? "  



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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Mer 24 Déc - 19:19

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C'est vrai qu'elle ignorait que son professeur était suivi mais dans le fond, s'il en parle comme ça, c'est qu'il est en bonne voie. Enfin, elle le pense. Mais elle n'ose pas lui demander la maladie dont il souffre. Peut-être que ce serait déplacé ? Sur le coup, cela semble lui faire du bien d'en parler à quelqu'un. Et finalement, son enseignant de Sortilèges & Enchantements ne semble pas être un mauvais choix. Celui-ci ne semble pas la juger... C'est pourtant rare dans cette école car même son directeur de maison la juge pour ce qu'elle ai... Mais honnêtement, est-ce réellement le sang qui détermine la puissance d'un sorcier ? Elle n'y croit absolument pas... La preuve en est, elle parvient à mettre à mal bien plus de sorciers et sorcières que ses camarades sang purs... Eux qui se vantent d'être très puissants... Ils ne valent peut-être plus rien finalement... Mais en cet instant, il n'était plus question de parler des élèves de sa maison. Elle avait fait un très gros effort pour parler de ce qui l'a travaillait et elle en avait encore un peu honte voyant clairement ça comme une profonde faiblesse... il est vrai que cela a été une faiblesse mais aujourd'hui, maintenant qu'elle a le courage d'en parler, cela se transformera peut-être en force. Levant son bras gauche vers sa chevelure, elle replace une mèche de ses cheveux et Lazar pouvait voir un bracelet proche de la peau de son élève. Et pour cause, ce bracelet, c'est ce qui permet de vérifier son état de santé général. Affichant un vert comme l'herbe, c'est signe qu'elle est en bonne santé à part peut-être de la fatigue. Mais c'est tout à fait normal vu le planning de sa journée. On était le soir et demain, elle avait cours. Mais qu'importe... Ce n'est pas comme si elle n'avait pas l'habitude de traîner dans les couloirs à cette heure-ci.  Habituellement, elle ne rentre pas à sa salle commune de suite et elle préfère aller se laver dans la salle de bain des préfets pour être bien propre pour le lendemain. Ce serait quand même malsain qu'elle ne se lave pas, surtout après l'entraînement de haut niveau qu'elle subit trois à quatre fois par semaine. Elle a un emploi rythmé mais elle ne s'en ai jamais plaint. Malgré sa fatigue, elle avait un vrai sourire sur le visage et c'était déjà quelque chose... Car rares sont ses moments...  « Cela me laisse un peu perplexe quand même... Je ne sais pas comment cela se passe … Le parfait inconnu...   ».

Cela semble l'amuser mais c'est vrai. Elle n'a jamais consulté et même si elle sait en quoi consiste le métier de psycho-mage, cela ne reste que de la théorie.  Dans le fond, elle est contente que son professeur essaye de l'aider et elle n'est pas tombé sur quelqu'un qui la juge. Cela l'a soulage vraiment car depuis qu'elle est à Serpentard, elle fait extrêmement attention à ce qu'on dit d'elle... C'est presque comme si le fait de fréquenter des sangs purs l'oblige à avoir telle ou telle conduites et à ne jamais fait d'écart de conduite. Cependant, elle arrive à un point où elle ne peut plus supporter tout ça. Qui sont-ils pour diriger sa vie finalement ? Rien d'autre que des inconnus et il est hors de question qu'elle laisse des inconnus choisir ce qu'elle doit faire ou ne pas faire. Si elle a envie d'aller draguer un Gryffondor, elle est libre de la faire sans se retenir... Et de toute façon, quoiqu'elle fasse, elle sera jugée de la même manière alors autant qu'elle fasse ce qu'elle a envie. Ce n'est pas vrai ? Hochant la tête à l'invitation de son professeur, elle montre un vrai sourire en lui confirmant oralement. « Avec grand plaisir, professeur. Merci de votre invitation ! ».  Et de toute façon, elle n'ira pas se coucher de suite car elle doit aussi prendre une bonne douche. Cela ne peut que lui faire du bien. Mais elle préfère continuer sur sa lancée et avancer sur le chemin de la « libération ». C'est quelque chose qu'elle a encore beaucoup de mal à admettre et en parler, cela ne peut que lui faire du bien. Le rejoignant, elle ressert son col de sa tenue de joueuse professionnelle. Non, elle n'a pas honte de se « pavaner » dans les couloirs avec sa tenue officielle de son équipe de rattachement de niveau internationale.

Marchant quelques pas, elle secoue lentement sa tête en se rappelant qu'elle avait laissé son balai sur le sol du ponton. Levant les yeux vers son professeur, elle ressort sa baguette, ce qui détache sa longue chevelure, et elle la lève pour simplement murmurer une des formules les plus basiques du premier niveau de magie enseigné dès la première année. «  Accio Balai !».  Gardant le sourire, elle voit son balai se soulever et venir vers elle. L'attrapant avec fermeté, elle y tient à ce balai même si elle le change souvent. Pourquoi ? Eh bien, cela s’abîme assez facilement surtout lors des grandes compétitions du sport qu'elle pratique. Mais bon, on ne peut pas dire qu'avec ce qu'elle gagne, elle ne peut pas le changer... ce serait faux. Et sa famille reste une famille disposant d'une richesse suffisante pour subvenir à tout ça. Mais à son âge, elle est déjà indépendante et elle espère rapidement terminée ses deux dernières années pour enfin s'occuper à fond de sa carrière qui ne cesse de grandir de jours en jours. C'est ce qu'en pense les divers hebdo sorcier qui circulent dans le monde entier. Après quoi, elle garde sa baguette en main et elle lève la tête vers son enseignant. «  Dites, Professeur, serait-ce déplacé de vous demander le nom de la maladie dont vous souffrez ? Enfin, si vous voulez m'en parler... ».  


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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Lun 9 Mar - 16:06

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On dit souvent que le temps guérit les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intactes. Avec le temps, notre esprit afin de mieux se protéger recouvre ces blessures de bandages et la douleur diminue mais elle ne disparaît jamais. ▬ Rose Kennedy


 Cela me laisse un peu perplexe quand même... Je ne sais pas comment cela se passe … Le parfait inconnu... 

Ah cet inconnu, qui effraie la plupart des gens à certain degré. La peur de cet intangible, ce futur impalpable qui arrive sans faillir et avec qui nous devons traiter, peu importe que qu'il nous apporte. La peur d'un nouveau boulot, d'un nouveau prof...Cela peu paralyser ou bien booster tout un chacun. Chaque être deal différemment avec cette équation, et visiblement Aurore fait partie des anxieux curieux. Ce qui n'est pas un mal.

" Je suppose que chaque psycho-mage procède différemment bien que la base reste la même pour tous et que cela doit dépendre du patient également. Je ne peux pas te dire comment cela se passera pour toi avec Nina, mais je peux te parler de ma propre expérience. "  

Quand elle accepte mon invitation, je lui rend son sourire avant de lancer un Patronus vers SK, l'informant de la fin de ma ronde et je commence à me diriger vers le château, plutôt lugubre en cette nuit sans lune quand la plupart des lumières sont éteintes... C'est fou comme les choses peuvent prendre un tout autres sens selon le moment où nous le percevons...

Aurore s’arrête soudain et récupère son balai pour finir par me rattraper.

  Dites, Professeur, serait-ce déplacé de vous demander le nom de la maladie dont vous souffrez ? Enfin, si vous voulez m'en parler...  

Je penche la tête de coté, surpris et réfléchissant à sa question.

"Je suis surprise que tu ne le saches pas déjà... Ce n'est pas un secret, bien que je n'aime pas en parler, tout les parents d'élèves ont été informé de ma condition et des dispositions de sécurités concernant ma présence ici..."  

Je n'en dit pas plus, il n'est pas difficile de deviner de quoi je souffre en y réfléchissant bien. Mes périodes d'absences coïncidant à une période particulière du calendrier, les potions quotidiennes que j'avale, mon epouvantard...

Certains parents d'élèves ont été scandalisés mais Minerva n'a jamais baissé les bras et toutes les précautions on été prises pour qu'aucun incident n'arrive. C'était l'une des conditions pour que j'accepte de venir... Malgré tout certains ont retiré leurs enfants de l'école pour les envoyer ailleurs. Qui a peur du grand méchant loup hmmm ?


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FICHE - JOURNAL. Lazar
FICHE - JOURNAL. Aurore.



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MessageSujet: Re: Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]   Dim 15 Mar - 18:26




    Lundi 30 Septembre 2002,
    Après le couvre-feu
    Feat Lazar E. Cole

    Elle manifeste un petit sourire tandis qu'elle avait accepté la proposition de son enseignant en Sortilèges & Enchantements. D'ailleurs, elle n'a pas à se plaindre sur cette matière. Aurore a toujours été quelqu'un de très vindicative et cela se remarque assez facilement. Serpentard oui mais elle fait tout pour ressembler aux principes de sa maison même si cela peut paraître stupide. Mais si elle veut que ses études se passent bien alors elle doit se mêler à la foule. Et donc faire ce qu'elle n'aime pas vraiment. Surtout qu'on fini par y prendre goût avec le temps et ça, ce n'est pas vraiment ce qu'elle est. Mais il faut voir les choses à sa façon, elle est majeure et elle est encore à Poudlard... C'est bien sa veine et elle aimerait bien arrêtée l'école mais ses parents s'y refusent parce qu'elle ne sera peut-être pas joueuse de Quidditch toute sa vie. Elle sait que ses parents ont raison mais elle ne se sent pas dans son élément à Poudlard et elle n'a jamais véritablement aimé l'école. Mais bon, il faut bien qu'elle se motive car finalement, elle a beaucoup de capacités mais elle ne se foule pas trop dans certaines matières, ce qui dans le fond est dommage car elle pourrait être meilleure. Seulement, elle est sans cesse en train de se débrouiller seule pour s'en sortir. Lorsqu'elle était hospitalisée, personne ne lui avait donné les cours sauf sa copine actuelle, Ophélia, qui venait lorsqu'elle le pouvait. C'est d'ailleurs la seule personne à laquelle elle s'est véritablement attachée... C'est quand même fou... Mais d'un autre coté, cela n'a rien d'étonnant. Ophélia n'est pas de sa maison et elle n'est donc pas concernée par les « valeurs » de la maison Serpentard qui lui sort souvent par les trous du nez.

    Balai en main, elle rejoint mon professeur de Duels et elle le suivait calmement. Oui, elle était fatiguée mais elle l'était sans cesse vu que me reposais véritablement le weekend s'il n'y a pas de match et le mercredi soir après l'entraînement avec l'équipe de Serpentard. En effet, après ça, elle va dans la Grande Salle pour prendre quelques trucs pour manger et elle file directement dans la Salle Commune pour aller se doucher et dormir peu de temps après. Le matin, elle se levait très tôt pour faire ses devoirs car il faut bien qu'elle les fasse et elle s'est déjà fait disputer pour les avoir rendu en retard. Maintenant, plus question. Après tout, c'est elle qui a décidé d'avoir un emploi du temps aussi chargée alors qu'elle assume. Lorsqu'elle lève, plus personne n'est encore debout, ce qui lui permet de travailler dans le parfait silence. Bon, ce n'est jamais véritablement silencieux chez les Verts et argents mais elle est habituée et elle n'y prête plus aucune attention. Pour elle, c'est bien pour s'endormir où là, elle prête oreille attentive mais en dehors, elle n'y fait plus attention. Après tout cela fait plus de sept ans qu'elle « vit » dans cette salle commune et elle en a encore pour un peu plus d'un an si tout va bien. Marchant à ses côtés, elle l'écoute simplement et manifeste un sourire.

    « - Rassurez-vous, j'ai une idée sur la question mais je ne me fie pas aux bruits de couloirs ! Les trois quart ne sont pas fondés mais cela a le mérite de bien faire parler les langues de vipères. »

    Et non, elle n'a pas peur du grand méchant loup. C'est peut-être parce qu'elle est tolérante et cela ne changera pas. Mais encore une fois, elle est un peu obligée de jouer un jeu qu'elle n'apprécie pas forcement mais uniquement pour qu'on lui foute la paix. Elle repense d'ailleurs à la fameuse Charte de Serpentard. Au départ, cela l'avait bien fait rire mais maintenant qu'elle est plus âgée, elle sait que beaucoup l’appliquent. Dans son cas, elle préfère éviter. Elle est Capitaine de Quidditch et elle ne peut pas refuser un joueur parce qu'il n'est pas sang-pur. Et si c'était le cas, elle n'y serait même pas. Aurore n'est pas une sang pur et elle ne le sera jamais. Parfois, cela est plutôt bon de ne pas l'être car cela évite d'être un misérable pantin comme elle disait tout à l'heure à son professeur. Elle hausse les épaules avant de rassurer un peu son professeur.

    « - Vous savez, je n'ai rien contre ça et je sais qu'on ne demande pas à l'être. En plus, si vraiment, c'était si dangereux que ça, il y aurait déjà eu des incidents dans l'école et je ne me rappelle pas avoir entendu des incidents de ce genre où vous seriez concerné. Maladie ou pas, vous êtes humain ... »

    Elle espérait le rassurer et elle ne cherche pas à planter une nouvelle fois le couteau dans la plaie. Et puis, elle préfère être honnête avec son enseignant. Après tout, il a vu son vrai visage un peu plus tôt dans la soirée. Cela fait quand même beaucoup de bien de ne pas avoir besoin de le mettre. Car quoi qu'on en dise, c'est jamais simple de jouer un rôle car il y a aussi des risques de se laisser entraîner dans cette folie. Heureusement qu'elle a ses entraînements où elle peut laisser tomber son masque avec ses camarades joueurs qui l'a voit telle qu'elle est et non comme elle est à Poudlard. Les deux aspects sont quand même opposées et elle le sait. Passant l'immense porte d'entrée du château, elle sait qu'elle ne risque rien vu qu'elle est accompagnée d'un membre du personnel. Même Rusard peut aller se brosser. Gardant son vrai sourire, elle continue à suivre son professeur mais arriver au pied des marches, elle lui souffle un mot sincère.

    « - Merci Professeur... »



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Le coeur peut être aussi lourd que l'or [Lazar]

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