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 Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]

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Lucie A. Mantion
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MessageSujet: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Mar 13 Jan - 21:20






Changement d'adresse...
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Deux jours… ça fait deux putain de jours que je suis à Poudlard et je n'ai toujours pas eu une minute tranquille pour aller faire un tour dans la Forêt Interdite. Je sais que c'est interdit… déjà c'est dans son nom et puis ça fait partie des toutes premières choses qu'on m'a dites hier, ça avait l'air vachement important en plus. Ils sont marrants eux tiens… enfin au moins je sais qu'il y a un endroit dans le coin où je ne risque pas de croiser quelqu'un quand je serais… enfin ce jour là quoi. Là je sors à peine de cours et il va falloir que j'aille me changer pour aller voir le professeur Cole qui est supposé me donner des cours supplémentaires. C'est ridicule… sérieusement, pourquoi toutes les écoles de magie n'auraient pas les mêmes programmes hein ? C'est nul franchement… j'adore aller en cours et j'adore apprendre, mais j'ai pas le temps ! Il me reste moins de quarante-huit heures pour trouver un endroit assez loin et suffisamment difficile d’accès pour qu'il ne se passe rien de grave… Par Göldin la dernière des brûlées, qu'est ce que je hais ce que je suis devenue !

Je marche d'un pas vif vers la salle commune de Gryffondor, c'est là que le chapeau magique de Poudlard a décidé de m'envoyer. Courage, loyauté… je me demande bien sur quoi il se base. Où était-il mon courage ces derniers mois hein ? Et ma loyauté ? Cette blague… je ne suis même pas sûre de savoir ce que ça veut dire. Peut-être aurait-il été loyal de la part de mon oncle de ne pas m'envoyer en Amérique rencontrer un père qui ne connaissait même pas mon existence… peut-être même aurait-il été loyal de la part du père en question de ne pas me catapulter dans un pays lointain alors que nous venions à peine de faire connaissance… enfin… au moins m'a-t-il reconnue, c'est sûrement déjà ça… il l'a même pas fait avec mon "grand-demi-frère-à-qui-je-ne-dois-surtout-pas-en-parler-parce-qu'il-ne-sait-rien"...

Les autres me regardent bizarrement… ça doit être parce que je suis en manches courtes et que ma cape est enfouie dans mon sac comme un vieux chiffon… j'ai chaud, je crève de chaud. Eux ils frissonnent sous leurs manteaux, leurs bonnets et leurs écharpes… et ils se plaignent en plus… ils ne comprennent pas la chance qu'ils ont. Je les envie terriblement… je les envie tellement que ça fait mal. Je déteste être comme ça, je me déteste ! Normalement je suis souriante et joyeuse, je fais rire tout le monde et on m'adore… maintenant j'ai envie d'arracher les yeux à tous ceux qui osent venir m'adresser la parole. Quarante-huit heures… j'tiendrais jamais ! Les autres fois c'était pareil, des jours avant la pleine lune je suis déjà sur les nerfs… et là, juste avant, c'est encore pire, je risque de craquer à chaque instant. J'ai l'impression de sentir mon sang bouillir dans mes veines, on dirait que ma tête va exploser !

Je rentre dans ma chambre comme une flèche… personne, parfait. J'arrache pratiquement mes vêtements avec des gestes hargneux et pousse un grognement de rage. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Qu'est ce que j'ai bien pu faire pour mériter un coup pareil hein ? Je suis tellement énervée que ma mère ne manque pas… je crois que c'est encore pire que le reste, là tout de suite, quand je pense à elle, les seuls souvenirs qui remontent sont les engueulades qu'on a eu, les fois où elle m'a reproché des trucs et celles où je ne lui adressais plus la parole. Je sais que c'était la meilleure mère du monde, mais dans ces moments là même elle je la hais. Je la hais parce qu'elle est morte ce jour là, je la hais parce que je suis toute seule, je la hais parce que son absence me fait tellement mal que c'est comme si on m'arrachait le coeur et qu'on le remettait en place avant de recommencer, je la hais parce que c'est comme ça tous les jours… Je la hais parce que je suis un monstre et pas elle. Si elle avait été transformée en même temps que moi elle aurait pu m'aider, me guider… les rares trucs que j'ai lu ne me servent à rien et je ne peux en parler à personne. Même mon géniteur, que je dois appeler « Père » en plus, n'est pas au courant. Une seule personne sait… celle qui m'a recueillie après l'attaque… et elle ne sait même pas comment je m’appelle.

Avant j'étais généreuse, je pensais beaucoup aux autres et j'essayais d'aider mon prochain… maintenant je passe mon ombre de vie à m’apitoyer sur mon sort. Classe pas vrai ? Je suis pathétique… Pathétique et mauvaise.

Je me change en vingt secondes chrono pour mettre des trucs moins chaud. C'est un cours particulier alors c'est pas grave si j'y vais en civil non ? Ah ! Je pourrais tuer pour remettre mon ancien uniforme… cette robe légère et fine ne m'a jamais autant manqué que pendant ces derniers jours. J'enfile un débardeur blanc avec des petites perles que ma mère m'avait ramené d'Inde, une jupe rouge qui m'arrive au milieu des cuisses, je sors ma cape froissée de mon sac, la défroisse à l'arrache et la passe sur mes épaules. Je m'enroule presque dedans pour qu'on ne voit pas un seul petit bout de vêtement civil dépasser… je n'ai pas encore demandé mais je doute qu'on puisse rester en civil ailleurs qu'à Pré-au-Lard, alors autant ne pas me faire repérer. Je mets le bouquin sur les sortilèges dans mon sac, je glisse ma baguette dans la poche de devant, je balance le tout sur mon épaule et sors au pas de course. Peut-être que je devrais me mettre au sport pour canaliser toute cette énergie… peut-être que je devrais juste me suicider sinon… c'est plus simple, plus rapide et ça fait moins transpirer. J'y pense de plus en plus… au début je m'accrochais au peu d'humanité qu'il me restait, je voulais tout faire pour rester moi-même… mais je vois bien que c'est impossible. Tout ce stress, toute cette tension, la frustration, la haine, la rage… j'ai jamais aimé ressentir ça, et maintenant c'est presque quotidien…

Je bondit presque dans l'escalier et le descend quatre à quatre. J'ai l'impression que je pourrais me casser la figure toutes les deux secondes mais cette sensation me fait un bien fou… sixième étage… cinquième étage… quatrième étage… troisième étage ! Ce qu'il y a de bien ici, c'est que le château de Poudlard est plutôt petit par rapport à mon ancienne école. Pas besoin de parcourir des kilomètres et des kilomètres rien que pour changer de salle de classe. Je erre quelques minutes puis trouve la salle des Sortilèges. Il faut vraiment que je pense à garder le plan sur moi… c'est pas la première fois que j'y viens dans cette salle pourtant, et je trouve quand même le moyen de la chercher. Et c'est pareil pour toutes les autres… Ça m'énerve. Il faut dire que tout m'énerve alors si je devais m'arrêter à chaque détail je ne serais pas au bout de ma peine.

Je frappe, probablement trop fort, et je rentre.


- Bonsoir Professeur Cole !

Je réussi même à lui adresser un sourire qui doit avoir l'air sincère… je crois… j'ai tellement pas envie d'être là !


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Lazar E. Cole
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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Mer 14 Jan - 16:07

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Je repose le dossier qu'Adrianna m'a fait suivre lorsque je lui ai fait part de mes observations concernant la nouvelle élève. Lucie A. Mantion n'est pas une fille ordinaire, nop.
Pour le commun des mortels, elle pourrait l’être, si tant est qu'ils ne soient pas des sorciers d'élites confirmés. Ou un autre membre de son espèce.
Décidément à ce rythme là je vais bientôt pouvoir constituer une meute à Poudlard...
Du coup, j'ai hérité du louveteau et j'ai eut l’immense plaisir de décacheter l'immense enveloppe provenant de Beauxbatons, avec un avenant émanant de la royauté de Salem. Lucie est une routarde !
Au moins ça m'occupe et m'évite de penser à mes problèmes...

Je soupire et m'étire en réfléchissant à la façon d'aborder la chose. Car bon le dossier est complexe... Peu d'info sur la mère, un père qui la reconnaît avant de l'envoyer au loin 7 jours plus tard... Et pas n'importe quel père hein, le prince héritier de la couronne de Salem. Excusez du peu messieurs dames, on tentera de faire mieux la prochaine fois !
J'ai du mal à comprendre pourquoi ici, quand Spring Fall représente le meilleur choix pour un loup-garou, ou l'école de magie de Salem qui est excellente, y ayant étudié... Pourquoi le futur roi envoi sa fille unique, né hors-mariage, en Angleterre ? La réponse est dans la question ? Fille né hors mariage ? Je hausse les épaules. Mouais.
Toujours est-il qu'il sait ce qu'elle est, rien d’étonnant pour le fondateur et directeur de la SMAT. Sauf que je ne comprend pas pourquoi elle n'est pas directement venu demandez quels dispositions étaient prévues la concernant ? Pense-t-elle que personne ne le sait ? Qu'elle a pu garder cela secret ? C'est une possibilité à forte probabilité... Elle n'a pas été scolarisé depuis un moment...

Je regarde ma montre et soupire, il va falloir que j’aménage une nouvelle pièce dans la cabane hurlante... Non mieux. Je l'installe dans ma chambre après un petit nettoyage et je m'installe près de la sortie dans un premier temps. Le temps qu'elle se soit habitué quoi...

Des coups et la porte s'ouvre. Je la regarde en fronçant les sourcils, elle a foutu des coups de poings dans la porte ou bien ? Merlin, c'est vraiment une toute jeune à qui l'on va devoir tout apprendre.

- Bonsoir Professeur Cole !

- Miss Mantion, met-toi à ton aise je te prie... Lancé-je en lui rendant son sourire, avant de me lever pour refermer la porte et insonoriser la salle.

Je revient vers elle et m'installe sur mon bureau. Je me permet un peu de familiarité, après tout nous allons passé plusieurs jours par mois ensemble. Une idée stupide me vient à l'esprit... Une loup-garou c'est une femme ayant perpétuellement le syndrome prémenstruelle. En particulier si elles ne prennent pas leur potion Tue-Loup... Ce qui était visiblement son cas. J'avait entendu les élèves parlés de Lucie, du fait qu'elle avait toujours chaud et qu'elle n'était pas super aimable...

- Pas trop irrité de vous égarer dans les couloirs ? Je me souviens qu'à mon arrivé ici, ça m’agaçait prodigieusement... lâché-je pour tâter un peu le terrain.


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Dernière édition par Lazar E. Cole le Mer 14 Jan - 17:30, édité 1 fois
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Lucie A. Mantion
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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Mer 14 Jan - 16:49






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Je me laisse tomber sur une chaise en retirant ma cape avec un soulagement évident. On crève de chaud ici c'est un truc de malade. Je laisse mon sac échouer un peu plus loin parce que j'ai pas dosé la force avec laquelle je l'ai balancé par terre. Je suis assise depuis moins de trois secondes et j'en ai déjà marre... je boue ! Faut que je sorte, faut que je cours ! J'ai besoin de transpirer pour une bonne raison, pas juste parce que ces cons foutent des cheminées tous les mètres alors qu'il chaud comme en été... Journée de merde j'vous jure ! "Et gnagnagna et gnagnagna je suis ton prof et je suis bien condescendant comme il faut en faisant style qu'on est presque des potes et gnagnagna" Putain faut que je sorte d'ici !!!

- Non non ça va merci... je dois juste m'habituer et ça ira. C'est plus petit que l'Académie de Beauxbatons alors ça devrait aller assez vite...

Sinon je peux aussi te sauter à la gueule et arracher tes jolis yeux qui doivent faire se pavaner les deux tiers de tes élèves féminines comme des grosses dindes en chaleur. Et dire que ce type est mon frère... enfin demi-frère, c'est important... il ne le sait même pas en plus... j'ai pas le droit de lui dire. Remarque au final je me rends compte que ma vie est pleine de petits et de gros secrets... toute ma vie j'ai dû mentir quand je donnais le nom de ma mère et quand je devais la décrire, toute ma vie on m'a dit que mon père était un serviteur qui était mort, toute ma vie ma propre mère a dû se cacher et se faufiler comme une voleuse pour pouvoir venir me voir... ma vie est une vaste blague... la seule personne au monde qui aurait mérité plus de vie et plus de joie que n'importe qui est morte, dévorée par une créature répugnante, JE suis devenue cette bête affreuse et avide de sang que je hais plus que tout au monde, j'ai appris que mon père mort de basse extraction était en fait un homme riche de très haute naissance... qui m'a vite fait envoyée étudier bien loin histoire que je sois pas dans ses pattes... et dire que les médias ont clamé partout que j'étais supposée être un miracle faisant la joie et le bonheur de son cher papa retrouvé... ah elle est belle la joie, il est beau le bonheur...

Je pousse un soupire d'impatience et regarde mon prof-demi-frère-condescendant. Il me fait une impression étrange, comme si... je sais pas... un genre d'odeur mais je la sens pas. C'est bizarre et je me demande bien ce que c'est. Peut-être les liens du sang allez savoir... Peut-être que si je fais semblant d'être une gentille petite étudiante transférée il me laissera tranquille... du coup je souris. Alors Vl'a le sourire forcé ! Putain ! Même moi je me serais pas crue sincère... fait chier ! SORTEZ MOI DE LA !!!!!!



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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Mer 14 Jan - 17:29

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Je n'ai pas perdu une miette de ses actions depuis qu'elle est arrivé dans le couloir. La force incontrôlable, l'irritabilité causé par la chaleur ambiante et mes propos. Ouais bah le louveteau va devoir affronter le chef de meute et réaliser par la manière forte qui est le dominant...

- Non non ça va merci... je dois juste m'habituer et ça ira. C'est plus petit que l'Académie de Beauxbatons alors ça devrait aller assez vite...

- Ou pas... Lancé-je en lui rendant son faux sourire. Je me lève, viens lui attraper le col si vite qu'elle n'a pas du s'en rendre compte avant d’être à mon niveau et de voir mes yeux changer de couleurs ainsi que ma mâchoire se transformer légèrement... Sachant que je déteste les provoquer moi-même, je suis inconsidérément moins complaisant d'un coup. Je grogne.

- J'ai pas le temps de prendre des gants avec toi Lucie. La pleine lune est proche. T'as jamais bu de potion Tue-Loup, depuis combien de temps tu es infecté ? Logiquement, soit elle se plie, soit elle essaye de me faire plier. Ca risque d’être intéressant...


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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Mer 14 Jan - 18:30






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Et là il me saute à la gueule en grondant. J'ai même pas le temps de le voir arriver. Il me chope par le col, jamais un prof ne devrait avoir le droit de traiter une élève de cette manière ! En tout cas en France ils ne se le seraient pas permis… il y a des sortilèges bien plus flippants que la violence physique. Je vais le tuer… je vais lui arracher les yeux et les lui faire bouffer, j'vais … je vais rien du tout, c'est pas moi ça, c'est le loup, c'est le monstre, pas moi… c'est… oh merde ! Il a les yeux et… qu'est ce que… ? J'ai jamais vu d'autre Loup-garou que celui qui m'a mordu, et je l'ai pas vu se transformer mais ça doit ressembler à ça non ? Où alors c'est autre chose, quelque chose de pire ?!

- Que… ?!

Il sait ? Mais comment il sait ? PERSONNE ne sait !!! Et lui, là comme ça, il me voit deux fois et ça y est il est au courant ?


- P… Potion quoi ? Infectée ? La… La pleine lune ? Professeur vous m'faites mal...

Au final j'ai une montée d'adrenaline et je le repousse brutalement… enfin j'essaye parce qu'étrangement j'arrive juste à le faire reculer d'un cheveux, ce qui ne sert à rien. Du coup, reflexe, je me balance en arrière pour faire tomber ma chaise… je me cogne contre la table de derrière en tombant mais je m'en fous, je recule. Ce type donne l'impression qu'il va m'arracher le coeur… je sais pas ce qu'il est ni comment il sait mais si il essaye de me faire du mal je ne pourrais pas faire autrement que de le tuer, j'en suis sure ! C'est pas moi c'est le monstre ! J'vous en prie, Dieux de ce que vous voulez, me faites pas buter un prof de Poudlard alors que je viens juste d'arriver !!!!!

- Vous approchez pas de moi !!!!!!

Si il approche je pourrais pas me retenir de lui faire mal ! Si il sait pourquoi il fait ça ? Pourquoi il me provoque alors que je suis dangereuse ? Et il a quoi aux yeux ? Et de quelle potion il parle ?

- Quatre mois… ça fait quatre mois d'accord ? J'suis désolée !!! J'vous en prie pour approchez pas de moi !

Et là, à ma très grande surprise… je flanche. Je me mets à pleurer, je renifle… 'fin tout quoi ! La honte absolue !

- J'vous jure que c'était pas voulu c'était… il a tué… et…

J'ai même pas le droit de dire qui il a tué… alors qu'elle est tout pour moi… était…

- J'irais dans la forêt, je tuerais personne ! J'ai… j'ai jamais tué personne, m'enfermez pas dans un cachot ! Où alors tuez moi je préfère ! J'ai pas envie d'être… d'être ça ! Et vous approchez pas !!! S'il vous plais restez ou vous êtes !



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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Mer 14 Jan - 23:12

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La stupeur est la première chose que j'ai vu dans ses yeux, puis il y a eut comme une odeur revancharde avant que la peur ne prenne le dessus...

-  Que... ?! P… Potion quoi ? Infectée ? La… La pleine lune ? Professeur vous m'faites mal...

Pour un temps du moins. Car ensuite elle essaye de me repousser, en vain ceci dit. Mais je relâche la pression quand elle se balance en arrière... La sotte se cogne du coup avant de reculer comme si j'allais la bouffer...

- Lucie, calme-toi...

Je m'approche  pour lui tendre la main quand...

- Vous approchez pas de moi !!!!!!

Elle devient hystérique. Depuis combien de temps est-elle livré à elle-même ? Ils leurs apprennent quoi à Beauxbatons ?

- Quatre mois… ça fait quatre mois d'accord ? J'suis désolée !!! J'vous en prie pour approchez pas de moi !

Et là elle se met à pleurer. Je m'agenouille, gardant mes distances pour ne pas l'effaroucher plus.
Quatre mois Merlin, cela expliquait pourquoi elle était si paumée...

- J'vous jure que c'était pas voulu c'était… il a tué… et… 

J'ai pas le temps d'en placer une...

- J'irais dans la forêt, je tuerais personne ! J'ai… j'ai jamais tué personne, m'enfermez pas dans un cachot ! Où alors tuez moi je préfère ! J'ai pas envie d'être… d'être ça ! Et vous approchez pas !!! S'il vous plais restez ou vous êtes !

Je soupire et lance un sort de mutisme.

- Bon maintenant que tu fermes gueule, tu m'écoutes et regarde.

Je la fait léviter sur un sofa que je fait apparaître et je m’assoit sur une chaise en face d'elle pour reprendre mon visage normal.

- Tu n'es plus toute seule pour gérer ton état, Lucie. On est là maintenant, en particulier James et moi vu que nous sommes comme toi. Tu vas passer les nuits critiques en notre compagnie dans la cabane hurlante. Cette fois James ne sera pas avec nous vu que tu n'es pas sous potion, je serait seul pour te gérer mais tu iras mieux, je te le promet. Maintenant je vais te rendre la voix, et tu pourras me poser toute les questions que tu veux.






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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Jeu 15 Jan - 0:49






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- Tu n'es plus toute seule pour gérer ton état, Lucie. On est là maintenant, en particulier James et moi vu que nous sommes comme toi. Tu vas passer les nuits critiques en notre compagnie dans la cabane hurlante. Cette fois James ne sera pas avec nous vu que tu n'es pas sous potion, je serait seul pour te gérer mais tu iras mieux, je te le promet. Maintenant je vais te rendre la voix, et tu pourras me poser toute les questions que tu veux.


 »Tu n'es plus toute seule »… « Nous sommes comme toi »… « En notre compagnie »… « Tu iras mieux »… « Je te le promets »… Je reste bouche bée même s'il m'a déjà rendu la parole. Je ne suis plus toute seule… il me faut plusieurs secondes pour réaliser ce qu'il vient de dire. Je ne suis plus toute seule… plus toute seule… Et là j'éclate en sanglots. Pas des petits pleurs de jeune fille bien élevée, non, les gros sanglots qui font du bruits qui me secouent toute entière, ceux qui font mal à la gorge et qui empêchent de respirer… ceux qui expriment aussi bien un soulagement profond qu'une tristesse infinie. Toute cette solitude monstrueuse que j'ai ressenti pendant ces quatre derniers mois se transforme en grosse crise de larme absolument incontrôlable. Je n'arrive même plus à penser, la seule chose qui remplie totalement ma tête se sont les mots qu'il vient de prononcer qui tournent en boucle dans mes oreilles, j'ai l'impression que se sont les plus beaux mots qu'il m'ait été donné d'entendre, que sa voix est la plus douce, que ce murs sont les plus beaux… je pleure comme ça longtemps, j'ai perdu le compte des minutes.. j'ai craqué… complètement craqué. Un secret destructeur en moins, enfin quelque chose que je peux partager… que j'ai le droit de partager. Je pense à mon père et un élan de reconnaissance monumental me submerge. Qu'il ai su où non ce qu'elle était devenu n'avait aucune importance, je ne lui avais rien dit, il n'en avait pas parlé. Il n'avait pas demandé comment était morte Julie, il s'était contenté de m'envoyer à Poudlard. Que ça ait été où non une façon de se débarrasser de moi, peu importe… il a vraiment bien choisi. Merci Père !

Quand je finis enfin par être capable d'aligner deux mots cohérents, je lève les yeux vers le Professeur Cole et je dis la première chose qui me passe par la tête… enfin je le murmure à peine parce que j'ai du mal à parler après avoir autant pleurer, mais le coeur y est...


- Merci…

Oui… merci… merci de me tirer de cette situation ignoble dans laquelle un monstre m'a fourrée, merci d'exister, merci d'avoir percé mon secret à jour, merci d'être venu me chercher, merci de m'avoir dit les seuls mots que j'espérais entendre depuis les quatre mois les plus longs et les plus durs de toute mon existence, merci de m'avoir brusquée… merci… merci...


- Merci...

Je suis incapable d'arrêter de pleurer, c'est comme si toutes les larmes que j'avais retenues depuis ce jour là se déversaient de mes yeux en même temps. Enfin… pas toutes… seulement celles que j'aurais dû verser pour moi. Celles qui sont les plus douloureuses resteront bloquées pour encore longtemps… peut-être même pour toujours. Je n'ai pas le droit de la pleurer, je n'ai pas le droit de la connaître… je n'avais même pas le droit d'être fière d'être sa fille...

- Merci...

Il me faut encore un long moment pour finir par me calmer vraiment. J'ai toujours des larmes qui coulent sur mes joues et vont s'écraser sur les genoux qui j'ai remontés sous mon menton et que j'enserre entre mes bras, mais se sont des larmes silencieuses. Il m'a dit que je pourrais poser toutes les questions que je voudrais… qu'est ce que je pourrais bien demander ?

- Pourquoi ça s'appelle la Cabane Hurlante ?



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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Jeu 15 Jan - 19:34

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J'ai vu son visage changé au fur et à mesure que je parlait. J'ai vu tout le processus de l'assimilation de mes propos et leurs implications dans sa vie. C'était comme un film au ralenti et je me suis précipité pour la soutenir lorsque le premier sanglot à éclaté. Je me méfie, elle est une jeune louve, il est fort possible qu'elle se transforme et j’aimerai évité cela avant qu'on ne soit dans la cabane hurlante...

Je ne dit rien, je la laisse s'épancher sur moi tout en restant attentif. De la voir ainsi, ça me touche particulièrement. Je n'ai pas vécu la même chose, on a chacun notre propre histoire. Mais on a tous eut ce sentiment de solitude, d’incompréhension, de peur. Pour certain la culpabilité et/ou la perte d'un être cher s'ajoute à tout cela. Ajouter à cela une centaine d'autre petits points et vous avez un truc quasiment impossible à supporter. D’où le taux de mortalité des jeunes loup-garou, qui préfère se suicider que de supporter tout ca... J'espère avoir prit Lucie en charge à temps, vu la question posé en cours plus tôt sur l'avada sur soi-même, je sais qu'elle y pense.

Elle finit par se calmer peu à peu et je croise son regard. Je souris, compréhensif tandis qu'elle me remercie plusieurs fois. Je m'écarte, tout en restant à proximité, ce que j'ai fait depuis le moment ou elle a passé la grille en fait, quand j'ai sentit son odeur...

- Pourquoi ça s'appelle la Cabane Hurlante ?

Je grimace,  
- C'est simple...  Les habitants disent que c'est la vieille bicoque la plus hanté d’Angleterre car c'est l'endroit où tout les loup-garou qui ont été scolarisé à Poudlard se retrouvaient pendant la pleine lune... Une bénédiction pour ceux comme nous, on peut remercier Albus Dumbledore pour ca, il l'a construite en 1970.

Je me lève et lui tend un mouchoir.

- Tu viens visiter ? J'ai préparé un sac pour toi, tu me diras ce qu'il te manque en t'installant. Je serait celui qui t'apportera tes repas le temps que tu resteras cette fois, après tu seras sous potion Tue-Loup donc ca ne posera plus de problème.  


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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Ven 16 Jan - 0:31






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Je sors la photo de Maman de ma poche, c'est la seule chose dont j'ai besoin. Rien d'autre. Des vêtements ? Au pire y'a ma cape dans mon sac de toute façon. De l'eau ? De l'a bouffe ? Il a dit qu'il apporterait les repas. La photo de Maman par contre, rien ne pourra la remplacer. Je l'ai prise juste avant notre départ pour les dernières vacances qu'on devait passer en Louisianne… Elle est magnifique. On y voit ma mère, éclatante de beauté comme toujours, c'était la femme la plus belle que j'ai jamais vue, ses cheveux blonds qui cascadent autour de son visage et sur ses épaules avec les rayons du soleil qui semblent faire comme une auréole d'ange autour de sa tête et, surtout, le plus important à mon goût, ce sourire qu'elle avait toujours quand elle était avec moi. Un sourire débordant d'amour. Maman… elle me manque tellement que c'est insupportable mais c'est la seule chose qui m'empêche de me transformer trop longtemps à l'avance. Ma première pleine lune, je l'ai commencée quatre jours trop tôt, c'était affreux… je n'ai aucun souvenirs d'après, mais cette transformation restera gravée dans ma mémoire pour le restant de mes jours. Je n'avais jamais ressenti une telle douleur et c'était comme si, en plus de la douleur physique, je revivais encore et encore le moment où le montre s'est jeté sur elle. Maintenant je me sers de ça. J'ai mal partout à un point où je voudrais m’exploser la tête contre les murs, mes os vibrent dangereusement, mon sang brûle mes veines et chacun de mes vaisseaux, j'ai l'impression que ma peau essaye de fusionner avec mes organes internes, la migraine qui me vrille le cerveau est de plus en plus forte à chaque heure qui passe… mais quand je regarde son visage je sais que je tiendrais. Céder fait moins mal… mais lutter me rapproche d'elle. Si je cède, je me change en la chose qui l'a tuée. Chaque fois j'essaye de ne rien lâcher et chaque fois je tiens un peu plus longtemps même si c'est plus douloureux à chaque essai. Tant pis. Je préfère ça…

Mon demi-frère ne doit pas comprendre cette image, la femme dont la photo est à la page « mère » dans mon dossier est une petite femme brune sans grand attrait avec un regard beaucoup trop lointain pour être sain. C'est elle qui a le droit de se faire appeler ma mère, c'est à cette femme que je devais dire « maman »… Sale pute. Mon « frère » doit se demander qui elle est… tant pis. C'est la seule chose qui m'empêche d'aller avaler la moitié des élèves de Poudlard.


- Je… n'ai besoin que de ça.

Et j'en ai vraiment besoin parce que la douleur augmente à nouveau de seconde en seconde. Il compte bien m'enfermer finalement. J'ai vécu toutes mes transformations en pleine nature et je pense sincèrement que ça a calmé un peu mon monstre personnel de se retrouver dehors, qu'il a sans doutes pu courir à loisir et qu'il n'a pas pu faire de mal… Là il va m'enfermer entre quatre murs avec lui. Je sais qu'il est plus fort que moi… d'abord il est plus vieux, et puis il est prof aussi, ça joue… et il est bâti comme un adepte de la muscu intensive. Moi j'ai l'air d'une crevette malade à côté de lui. Tant mieux, il pourra m'empêcher de faire n'importe quoi… j'espère.

Je lève les yeux vers lui avec une supplication silencieuse qui brûle au fond de mon regard.


- Si jamais… si jamais ça dérape, vous me promettez de me tuer ?

Mes doigts se crispent au rythme des battements de mon coeur. J'ai mal… tiens Lucie, tu dois tenir. La dernière fois t'avais déjà craqué à ce moment là… tiens encore ma vieille !

- Je sais que ça fait un peu mélodramatique mais c'est une vraie question, je dis pas ça pour que vous me rassuriez… c'est vraiment ce que je veux. Je refuse de faire ça à quelqu'un.

Ok… de la sueur commence à ruisseler sur mon front. J'agrippe la photo de Maman et la regarde comme si ma vie en dépendait. Je m'imprègne de tous les détails, ses cheveux, ses fossettes, la petite tâche indélébile sur son col… et je me redresse d'un seul coup, je bondit sur mes pieds en fait. Vite… Vite !

- On y va ? Faut se bouger là Professeur… Ça fait déjà deux jours que je lutte à mort. Je tiendrais encore mais vite… on sait jamais...


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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Ven 16 Jan - 14:20

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Je tapote la poche de ma veste en cuir, contenant le sac préparé pour Lucie quand je la vois sortir... Une photo. Je souris et baisse les yeux. A l'époque de ma contamination, j’en avais une aussi pour me permettre de me contenir. Il fallait vraiment que je me concentre dessus afin que mes sueurs froides, tremblements cessent ou que je ne me transforme pas à la moindre émotions fortes. J'hausse un sourcil en voyant le visage altier et le sourire splendide de la jeune femme blonde sur la photo et je me demande bien de qui il peut s'agir... Sa copine peut-être ? J'avais la photo de Caroline, je l'ai toujours d'ailleurs mais je ne l'utilise plus, elle est juste dans le pèle-mêle... Enfin c'est pas mon problème principal car si elle l'a sortit, c'est que cela doit bien la démanger là-dedans...

- Je… n'ai besoin que de ça.

- Ok, on en reparlera de toute façon...

Je me dirige vers la porte, sachant que le couloir est désert pour le moment et pour un délai assez long. J'ai demandé au préfet d'éloigner tout les élèves entre ici et le passage secret...

- Si jamais… si jamais ça dérape, vous me promettez de me tuer ? 

Je lève les yeux au ciel cette fois. Merlin, elle nous fait quoi là ? Nous faire perdre du temps pour une petite pause dramatique à souhait ?

- Ne dit pas de sottises, tout se passera bien. Viens.  

- Je sais que ça fait un peu mélodramatique mais c'est une vraie question, je dis pas ça pour que vous me rassuriez… c'est vraiment ce que je veux. Je refuse de faire ça à quelqu'un.

- Qu'Albus me vienne en aide... ! Lucie, bouge toi et fais moi confiance !  J'ai déjà remarqué les signe précurseurs, si elle ne l'a pas fait. Et bien que je la mettrais hors d'état de nuire si j'y suis obligé, j’aimerais l'évité du moins...

- On y va ? Faut se bouger là Professeur… Ça fait déjà deux jours que je lutte à mort. Je tiendrais encore mais vite… on sait jamais...

-  Ah quand même ! Je resterais derrière toi tout le long. Sors et prend la première à droite... Le chemin est dégagé alors vas y, use ton énergie, ta colère, ta hargne, pour courir vite.

Je la colle à mort, modifiant au fil de la course les parties de mon corps pouvant m'être utile.

- A gauche devant l'armure, puis fonce jusqu'à l'horloge sans aiguille... Je vais ouvrir un passage menant vers l’extérieur, ensuite on cours jusqu'au saule-cogneur dans le parc, ce sera au nord-est . Tu le verras de loin. J'activerais le passage et on sera en lieu sur. Si jamais tu dois craquer.

Je visualise les mots latin permettant l'ouverture du passage et la partie du pendule se bouge pour laisser place à un escalier étroit et humide, éclairé par des chandeliers.

- Fais gaffe ca glisse ..


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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Ven 16 Jan - 22:42






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Je cours comme j'ai jamais courru. J'oublie même de récupérer ma cape au final… Je fuse dans le couloir, et puis dehors avant de repérer le fameux saule. On me l'a montré hier, j'ai un instant d'hésitation parce que l'idée de me faire écraser la gueule par une branche ne me « branche » justement pas des masses mais ça passe vite… faut que je sois à l’abri très vite. J'ai gardé la photo à la main du coup je la fourre dans ma poche en essayant de ne pas la froisser et je bondis dans le passage qui vient de s'ouvrir. Pas de branche dans la gueule… tant mieux. Le prof me talonne. Je grimpe les escaliers et finis par débouler dans la fameuse Cabane Hurlante… franchement je m'attendais à pire. Je sais pas où je dois aller alors je me laisse glisser contre un mur pour finir par m’assoir par terre en tailleurs. Je reprends mon souffle… Et je grimace de douleur… Par la dernière des brûlées c'que ça fait mal !!! Je regarde autour de moi d'un air affolé… il compte quand même pas me maîtriser ici ? C'est un putain de couloir ! J'peux sortir quand je veux si y'a pas de sort à l'entrée ! J'ose pas parler. Si je pose la question je pourrais plus rien retenir. Alors je fais comme d'habitude, je ferme les yeux le plus fort possible, je serre les dents à m'en faire péter les mâchoires et je pousse un hurlement de rage et de frustration en me cognant la tête en arrière d'un coup sec.

Au stade où j'en suis j'ai déjà oublié la présence du professeur Cole à mes côtés, je rouvre les yeux et je vois que ma façon de voir les choses a changé… mes yeux ont déjà changé ! Je peux pas les voir et je les ai même jamais vu dans cet état mais ils sont mais ils sont passés du bleu normal qu'ils ont depuis que je suis née à un jaune foncé, profond, dans lequel on peut lire toute la rage et la haine du monde. Je fourre ma main dans ma poche assez assez de violence pour me tordre le pouce, j'attrape la photo de Maman et je la regarde… la voir me fait mal, plus mal que la transformation, je sens mes dents qui s'allongent rapidement et je panique…


- Non !!!

Non, pas maintenant, pas déjà, j'ai tenu plus longtemps que d'habitude, je peux encore tenir… je dois tenir ! Je veux pas me transformer ! Je me plonge dans le cliché et essaye de me souvenir d'elle, de sa mort, de la bête qui l'a tuée ! Je le hais, je le hais !!! Ma nuque vibre dangereusement et je sens mon dos qui craque, ce qui m'arrache un nouveau cri. Non ! Je gémis d'avance en sachant ce que je m'apprête à faire, j'ai réussi une seule fois et ça été horrible… Je regarde la photo, je m'oblige à revivre encore et encore le dernier hurlement de ma mère, le sang brûlant qui fumait dans l'air humide, les grognements et les bruits immondes… encore ! Encore ! C'est pas assez ! Le hurlement, son dernier sourire, le hurlement, les bruits, ses yeux qui disent « je t'aime »… Je ferme les yeux en gémissant… le moment où il a arraché sa gorge d'un coup de crocs et où sa tête est partie en arrière avec un claquement affreux, ses yeux privés de vie… Je le hais… je le hais ! Je le trouverais et je le lui arracherais… non ! Je l'aime ! Je l'aime plus que je le hais, je l'aime ! J'entends un cris de douleur plus brutal que tout ce que j'ai pu pousser jusqu'à présent et il me faut une bonne seconde pour réaliser qu'il vient de ma gorge. Je cherche mon souffle et finis par le trouver. Encore une minute, se calmer… la douleur on peut l'oublier, oublie la douleur Lucie, oublie la haine, c'est ta mère qui t'as appris ça, « oublie tout sauf toi, et puis oublie toi aussi, oublie que tu pense, oublie de respirer et c'est quand tu te rendras compte que tu vas mourir si tu ne gonfle pas tes poumons que tu pourras revenir, oublie toi Lucie, tu ne reviendras que quand tu auras oublié comment faire. »… C'est ce qu'elle disait déjà quand j'étais petite, quand j'avais ces crises d'angoisse abominables parce que je savais qu'elle devait rentrer chez elle.

Se concentrer, oublier, tout faire pour gagner une seconde, une minute, une heure… C'est encore plus difficile que les fois précédentes mais je finis par ma perdre dans l'espèce d'oubli que m'a enseigné Maman, j'arrête de respirer… longtemps… sans bouger le moindre cil…  et puis je recommence en inspirant comme si je venais de me noyer, je tousse et j'ai la respiration laborieuse et sifflante… mais quand j'ouvre les yeux ils sont de nouveau bleus. J'ignore si les autres loup-garous font ça plus facilement que moi, où même s'ils le font… je m'en fous. Revenir en arrière est la seule chose qui me permette de me sentir proche de Maman. C'était la femme la plus forte que j'ai jamais rencontrée… rien ne pouvait la toucher, elle n'avait peur de rien, jamais… ce n'était pas une sorcière puissante, mais elle avait un coeur et une volonté en acier trempé. J'espère tous les jours devenir aussi forte qu'elle… un petit sourire apparaît au coin de mes lèvres, puis je me mets à rire. Un rire sans joie… juste parce que je me dis qu'au fond, si j'étais morte et que c'était elle qui s'était changée en monstre, elle aurait juste regardé l'animal en elle d'un air dédaigneux et lui aurait dit « Mais dégage, jamais tu n'auras le moindre pouvoir sur moi »… c'est impossible je le sais, mais je reste persuadée qu'elle aurait tué la maladie d'un simple sourire méprisant.

Moi je peux pas… mais j'ai repoussé l'échéance… Faut que j'me calme sinon ça va revenir encore plus vite… Je sais même plus où je suis… je regarde autour de moi, du bois… la Cabane hurlante, c'est vrai, le prof m'a conduite jusqu'ici… ah oui, le prof… je le cherche, il est tellement près de moi que je sursaute.


- Je...

J'ai du mal à parler, mal à la bouche… entre le début de transformation, le retour en arrière et le loup qui veut continuer à sortir ça fait beaucoup pour mon corps… va falloir que j'me mette à faire du sport pour m'habituer… si ça sert à quelque chose… au moins ça me défoulera remarque...

- J'suis désolée… j'ai failli craquer. J'ai pu gagné quelques minutes comme quelques heures, j'sais pas…

Je me redresse en m'appuyant contre le mur tout en remettant la photo dans ma poche. Je chancelle… j'suis crevée et en même temps une énergie monstrueuse coule dans mes veines… je tiendrais pas longtemps et cette fois-ci je ne pourrais pas revenir en arrière. Je vais essayer quand même, comme à chaque fois… mais la seule fois où j'ai pu avant aujourd'hui, quand ça a recommencé j'ai pas réussi à revenir.

- Faut que j'aille où alors ?


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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Dim 18 Jan - 19:14

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Ca pour courir, elle a couru ! Une véritable flèche, directe et sans détour, droit dans le mile. Soulagé d’être en lieu sur, je vérifie que Lucie maîtrise et m'éloigne afin de mettre en place des sortilèges supplémentaires, prenant soin d'envoyer mon patronus à Adrianna pour lui signifier que nous sommes bien arrivé et qu'elle peut de ce fait laisser les élèves libre de mouvement.

Je prête l'oreille, attentif au moindre signe m’indiquant la transformation du louveteau. Quand je l'entend s'agiter un peu trop, je revient vers elle et place mes mains de chaque coté de sa tête, concentré. Je forme les formules de mantra permettant de se relaxer, ce qui nous éviterais de se confronter à notre première bagarre avant que tout ne soit mis en place.

- Je…

Je finit ma formule et me redresse, étirant mon dos au passage.

- J'suis désolée… j'ai failli craquer. J'ai pu gagné quelques minutes comme quelques heures, j'sais pas…   

- Tu t'en es plutôt bien sortit. Beau boulot.  Je lui tend ma main pour qu'elle se relève.

- Faut que j'aille où alors ?

- Pour ce soir, on va juste t'installer dans ma chambre en réaménageant un peu selon tes envies...

Je soupire. Je n'aime pas ce que je m’apprête à lui demander, mais on ne sait jamais, peut-être que cela la soulagera.

- Lucie, tu préfères être enchaîner ou non ? Je ne te force à rien ceci dit, je suis parfaitement capable de te maîtriser, comme il te sera impossible de sortir d'ici...  Cela permet juste que tu te blesses moins, vu que tu seras sous l'une des 2 formes, les plus agressive vu la jeunesse de ta contamination, des 5 possibles.



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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Mar 3 Fév - 22:11






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- Je pense que je préfère ne pas être attachée... Mon loup s'est contenté de courir paisiblement dans les grandes forêts ces quatre derniers mois... ça devrait aller non ?

[=#663300]Je pénètre dans la chambre de mon demi-frère en regardant autour de moi. Rien d'exceptionnel en fait... un plumard, des cadres avec des photos, un bureau en bordel... une chambre d'homme en quelque sorte. Même si, en me basant sur mon expérience personnelle des chambres d'hommes, celle-ci est plutôt bien rangée. Le loup en moi est toujours là, il gronde et se débat pour que je le laisse sortir... mais je suis encore assez forte pour l'envoyer chier, ce que je fais. La sueur qui perle sur mon front doit être une preuve largement assez flagrante de ce que j'endure pour le professeur, alors je l'essuie d'un geste rageur. Je déteste qu'on pense que je suis faible, j'ai horreur de ça. Je ne suis pas faible... Elle m'a apprit à être forte, Elle voulait que je le sois. Alors je le suis... et si c'est pas encore assez, je le serais.

Je finis par me laisser tomber sur un coin du lit, un tout petit coin parce que je suis quand même super gênée par la situation, et je pousse un soupir las en regardant fixement une petite aspérité du mur en face de moi. Outre le fait que je suis en pleine crise de louvisation intensive et que je ne vais pas tarder à essayer d'arracher tout ce qui sera à portée de crocs où de griffes... la situation me dérange. J'avais entendu parler de Lazar E. Cole quand j'étais chez mon géniteur, je sais qui il est et d'où il vient. Je n'en sais pas plus... mais au final c'est plus qu'il n'en sait lui même... Le premier enfant de mon père... l'héritier légitime de la couronne que "papounet" portera un jour... et, accessoirement, mon demi-frère... en plus j'ai l'interdiction formelle de le lui révéler... Je savais que je tomberais forcément sur lui à Poudlard, que j'aurais cours avec lui et tout... mais que je serais dans une situation pareille, j'étais loin de me l'imaginer.

A vrai dire je me doutais bien que quelque chose devait avoir été prévu pour les gens dangereux... après tout, il est de notoriété publique que le château a déjà accueilli un demi géant parmi ses élèves, c'est pas rien... bon, il était apparemment doux comme un agneau mais c'était pas dit. Il aurait très bien pu être un monstre... comme moi... comme Lazar... Je lève les yeux et fixe mon regard sur lui. Je ne peux pas m'empêcher de le regarder de haut en bas, détaillant chaque centimètre carré de son corps, cherchant les ressemblances qu'il pourrait y avoir entre nous. Je vais passer pour une pauvre petite pucelle qui fantasme sur son prof... tant pis. Au moins il ne se doutera pas une seule seconde du secret que je dois garder... encore un secret. Je grimace et détourne les yeux... J'en ai marre des secrets.

Histoire de pas avoir l'air trop niaise, j'essaye d'engager la conversation.
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- Hum... du coup on est trois à être... disons... malades... à Poudlard c'est ça ? James, c'est celui qui est dans la même maison que moi ?

Je l'ai vu, bien entendu vu qu'il est dans ma maison et tout... mais je n'ai pas discuté avec lui. En fait je n'ai parlé avec personne... j'ai beaucoup trop peur de moi pour laisser des gens faire la bêtise de se rapprocher du monstre que je suis devenue. Imaginez que je tue quelqu'un ? Je suis secouée par un violent frisson rien qu'à cette idée. Je suis un monstre assoiffé de sang que la seule idée de piquer quelqu'un avec une aiguille fait flipper... pathétique.

- Et euh... comment ça vous est arrivé à vous le... enfin la morsure quoi... ?

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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Mer 11 Fév - 11:54

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Sa réponse me garde immobile quelques secondes. Courir paisiblement dans les grandes forets ? Oh Merlin... Ca sent pas bon, pire. Ca pue...
Nous n'avons pas coutume de courir 'paisiblement'. Sans potion Tueloup, on est des monstres, qui chasse et traque cette odeur qui nous prend aux tripes et que l'on veux à tout prix. Du coup, on tue.
Je lui emboîte le pas, gravissant les escaliers derrière elle avant que nous ne pénétrions ma chambre.

La pièce n'est pas trop en désordre, si l'on compare à la chambre de James... En même temps, il reste peu de temps comparé à moi. Je l'envie
Je suis tendu, mon loup est sur le qui-vive. La sueur qui perle sur son front est une assez bonne indication sur l'effort qu'elle fournit pour se contenir. Je reste donc prêt à me transformer au moindre moment, ne connaissant pas Lucie et sachant qu'elle est une toute jeune louve... qui courrait libre comme l'air durant les précédentes pleine lune. Ouais... Et mon bras qui me brûle, saleté de tatouage...

Je sent son regard sur moi, elle me fixe et je soupire. Manquerait plus que le louveteau soit sensible à mon charme, cela risquait d’être problématique. Je regarde ma chambre et fais disparaître mes effets personnel sans oublier de changer les draps. Cela devrait être suffisant. Bien qu'elle ai décliné les attaches, je les prévoit... Car être confiné au lieu de courir les 'forets isolées', elle risque de ne pas apprécier... Elle rompt enfin le silence.

« Ouep. James, le préfet. Comme Lexy et Lana, qui est la préfète en chef. Concernant, les 'notres'... Y'en a une autre à Pré-au-Lard, la gérante du magasin de bonbons mais elle ne vient pas dans la cabane. Comme ca tu ne seras pas surprise par son odeur lorsque tu la croiseras. »

Katherine... j'ai un petit sourire en coin en pensant à la louve et à nos petites rencontres passées. Le tatouage me brûle méchamment et je porte la main dessus. Je me demande vraiment ce qui est arrivé hier. Et pourquoi Flora est parti sans même me laisser un mot... Je comprend qu'elle devait retourner à l'infirmerie, mais quand même ! Penser à Flora me fait soupirer. Elle me manque. Et ça m’énerve, je n'aime pas le pouvoir qu'elle a prit sur moi en l'espace de  24 heures... La deuxième question de Lucie me fait sursauter.
Je me racle la gorge. Je ne suis pas vraiment prêt à parler de mon passé à une inconnue, quand bien même elle sera de ma meute sous peu. Mais je peux pas ignorer sa question non plus... Après tout, la confiance s’acquiert pas vrai ? Je serre les dents, les poings aussi d'ailleurs et je me décide de lui faire une version édulcoré. Si je ne mentionne pas son nom n'y n'entre dans les détails, il n'y aura pas de problème.
« J'avais 15 ans, on avait fait le mur une amie et moi et on a été attaqué. Elle y est resté, moi j'ai été mordu. Contrairement à toi qui a passé 4 mois seule, j'ai été attrapé, jugé et placé dans une institution la nuit même de l'incident... Voilà pour ma bio. Parle moi de la tienne. »


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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Mer 11 Fév - 22:54






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Je me contente de hocher la tête quand il me parle de la fille qui ne vient pas dans la Cabane Hurlante. Il dit que je sentirais son odeur... mais quelle odeur ? Les loup-garous ont une odeur spéciale ? J'ai même pas remarqué. J'essaye tellement fort d'oublier tout ce qui fait de moi un monstre que je fais en sorte de me servir le moins possible de mes sens. Je ne sens pas, et quand mon cerveau m'envoie une information olfactive je la repousse le plus loin possible. Peut-être que je devrais arrêter de me voiler la face à ce point non ? Je secoue la tête. Non... c'est ça qui prouve que je suis encore un peu humaine sous toutes ces couches de loup, de monstre, se sont les efforts que je fais pour ne surtout pas être cette chose immonde qui font que je ne deviens pas trop... je sais pas... ça...

Et puis il me raconte un résumé minuscule de sa morsure. Assez semblable à la mienne finalement. Je suis même pas originale... ça m'arrache un petit sourire sarcastique. Pas envers lui... envers moi. Et puis la question arrive... j'aurais dû me douter qu'en lui demandant comment s'était passée sa contamination la question de la mienne serait soulevée... quelle conne... pile le sujet que je n'ai pas envie d'aborder. Je reste silencieuse un long moment... je laisse les secondes s'égrainer, devenir des minutes pendant que la scène se joue et se rejoue dans ma tête. Je reprends la photo, la douleur commence à devenir insupportable. J'ai presque envie de me laisser aller pour une fois, de fermer les yeux et de laisser le monstre prendre ma place pour ne plus sentir cette souffrance... et pour ne pas raconter. Je soupire... j'en ai marre d'être faible.


- On...

Ma voix déchire le silence, j'en sursaute moi même tellement ça résonne dans ma tête. J'ai commencé à raconter... c'est sorti tout seul. Peut-être que j'ai besoin d'en parler ?

- On s'était enfuies pour faire un voyage. Elle a débarqué un matin, a fourré quelques unes de mes affaires dans un sac de voyage et m'a poussée dehors en m'offrant son plus beau sourire... j'avais jamais vu la Louisiane... j'ai adoré... tellement différent, sauvage... libre... elle en connaissait chaque recoin, chaque plante, le bayou n'avait aucun secret pour elle et elle rendait chaque seconde plus magique et merveilleuse que la précédente...

Ma voix se brise et mes larmes recommencent à couler. Elle me manque tellement que j'ai l'impression qu'on essaye de m'arracher le coeur. Parler d'elle ne m'aide pas finalement... pas du tout...

- On regardait les insectes... on voulait essayer d'observer les animaux nocturnes et on a pensé que la lumière de la pleine lune serait parfaite. On a pas pensé que c'était dangereux, on n'y pensait jamais... chaque voyage que j'ai fais avec elle avait sa part de danger, on a failli y passer plusieurs fois parce que, pour être ensembles, on était prêtes à faire n'importe quoi, toutes les deux. On aurait voulu ne jamais rentrer... mais elle n'avait pas le choix. Plusieurs fois j'ai pensé qu'elle aurait préféré mourir au loin, que sans moi c'est ce qu'elle aurait fait... que j'étais comme une bouée pour qu'elle s'accroche à la vie... et elle était le phare qui éclairait et guidait la mienne...

Je secoue la tête... c'est hors sujet.

- Il est arrivé sans un bruit et il a mordu ma cuisse comme s'il voulait arracher ma jambe. Elle l'a repoussé et il s'est jeté sur elle. Pendant un moment j'ai cru qu'elle avait le dessus, qu'elle allait le tuer, qu'on en serait quittes pour une nouvelle histoire à se raconter les soirs de pluie... pas une seconde je ne me suis dis que j'étais infectée, ça ne m'a même pas traversé l'esprit parce qu'elle arrangeait toujours tout... sauf que pas cette fois...

Je me mets à trembler comme une feuille, presque comme si j'étais secouée par des spasmes incontrôlables. J'ai envie d'arrêter, de me taire... mais je suis lancée.

- Elle... elle m'a hurlé de partir, de courir et de ne pas m'arrêter... je crois qu'elle m'a sourit. J'étais incapable de bouger, ma jambe me brûlait et la douleur avait changé mon cerveau en marmelade. Sa tête a roulé pendant plusieurs secondes avant de tomber dans l'eau quand il la lui a arrachée d'un coup de crocs. C'est quand il a commencé à manger l'intérieur de son ventre que j'ai réussi à bouger... j'ai... une femme, une femme est apparue devant moi et m'a forcée à entrer chez elle. Elle m'a fait boire un truc et je me suis réveillée quelques jours plus tard. Elle avait soigné ma jambe... elle était muette je crois... je suis partie, je suis rentrée chez moi. Mais ça n'avait jamais été chez moi... jamais... C'est leur faute ce qu'il s'est passé, leur faute si on devait se cacher... tout est de leur faute !

Mes tremblements s'accentuent brutalement. Je ne m'en rends pas compte mais mes yeux ont changé de couleur. Ma main se crispe sur la photo, je la regarde sans la voir, j'ai leurs visages qui défilent devant les yeux. Je ne m'étais pas rendue compte que je les haïssais à ce point... je voudrais qu'ils meurent, tous... lentement...

- Ils savaient, je suis sure qu'ils savaient... il m'a envoyée en Amérique en me disant que je n'étais plus la bienvenue. C'est sa faute. Jamais elle n'aurait fait tout ça sans lui, jamais nos vies n'auraient été si compliquées si il avait eu la décence de crever comme le sale rat qu'il est... des secrets, toujours des secrets... je n'avais même pas le droit de l'aimer et elle n'avait pas le droit de se souvenir de mon existence... tout cacher à tout le monde, encore et encore, mentir, renier son existence alors qu'elle était la seule qui me faisait sourire... Je le hais... je le hais !

Et puis j'éclate d'un rire sans joie, mes yeux brillent d'un éclat glacial. Je ne suis déjà plus moi. Je ne pense plus, je ne vois plus rien... j'ai lâché prise parce que le loup est bien plus fort que moi pour haïr. Il les hait encore plus que moi et le jour où il les tuera, il le fera bien. Il lève mes yeux vers le professeur Cole et lui adresse mon sourire le plus froid. Est ce qu'il a remarqué que même s'il n'y a que mes yeux qui ont changé, ça n'est déjà plus moi du tout ? Le monstre se redresse et fait les cent pas dans la pièce, il regarde autour de lui, vibrant de l'intérieur, jouissant déjà du plaisir de prendre le contrôle lentement. Il me sent encore, là, quelque part au fond de moi même, probablement prostrée dans un coin de mon coeur en pleine crise de larme hystérique. Je suis faible... lui il est fort. Le monstre m'aime, je ne le sais pas mais il le ressent. Il m'aime parce que sans moi, il n'existe pas. Il refuse de me laisser m'enfoncer dans la souffrance qu'il ressent comme la sienne parce qu'il sait qu'au bout il y a ma mort... la fin de son existence. Il le refuse. Il me refuse le droit de choisir ma propre fin...

- Ils mourront... il crèveront tous comme les vulgaires parasites qu'ils sont. Tous ! Tous !!!

Un rire hystérique résonne dans la pièce et il plante mon regard dans celui du professeur. Il se dit que ce mec est encore un secret pour moi, encore quelque chose qui me ronge de l'intérieur sans que je puisse le laisser sortir. Un rictus haineux déforme mon sourire de folle et il gronde en s'approchant de lui, déplaçant mon corps de manière sensuelle comme s'il voulait lui offrir ma douceur, alors que sa haine transpire, suinte et semble remplir toute la pièce. Sa haine... ma souffrance. Tout ça le rend si fort qu'il exulte. C'est dans ces moments là qu'il m'aime le plus, quand je lui donne toute cette puissance qu'il ne devrait pas avoir... il me plante devant mon demi-frère et se remet à rire. Mon rire... le sien... c'est pareil maintenant.

- Tout ce qui me fait mal devra mourir, j'ai le droit d'être heureuse, je l'ai mérité ! Je le mérite en gardant les secrets des autres depuis ma plus tendre enfance... je le mérite parce qu'on m'a toujours piétinée, qu'on est servit de moi pour faire souffrir la seule personne au monde qui aurait mérité encore plus de bonheur et de joie que moi même... Et tu sais quoi ? Toi aussi, tu finiras par crever. De ma patte, de sa main... de celle de quelqu'un d'autre... tu crèveras parce que c'est tout ce que tu mérite !

Son hurlement de douleur déchire ma gorge. Le corps suit... pourquoi seulement maintenant ? Je n'en ai aucune idée. Le professeur a-t-il parlé pendant tout le processus ? Je n'en sais rien. Je ne suis plus là depuis longtemps et le monstre n'a pas écouté ce qui se passait autour de lui, rongé par ma haine et ma souffrance, il laisse son corps sublimer le mien, me laissant devenir quelque chose que je déteste presque autant que ma famille... la pire version qui soit en plus. Les craquements, les cris, la souffrance... et mon rire par dessus tout ça. Il rit, je ris, il se libère enfin des liens que je lui impose... il me libère enfin des entraves que je m'impose... cette douleur salvatrice qui lui plait tant, que je déteste tellement. Et puis c'est fini... il est complètement maitre de mon corps, de mon esprit... il regarde mes pattes et se met à hurler sa joie, mon malheur... il peut enfin laisser sortir ma haine, ma souffrance, sa joie, son excitation. Il fuse hors de la pièce et empreinte les escaliers... et s'arrête... bloqué... enfermé... piégé... sa colère se change en rage, il remonte et se jette sur Lazar avec la ferme intention de lui arracher la gorge...


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MessageSujet: Re: Changement d'adresse... [Lazar E. Cole]   Sam 7 Mar - 19:23

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☽Changement d'adresse...☾
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Je lui ai fait un résumé succinct de ma morsure sans parler du lieu de l'incident, et surtout pas mentionner le prénom de Caroline. Je n'ai plus autant de peine depuis que Flora est dans ma vie mais ca n'a pas totalement disparu. Je suppose que cela n'arrivera jamais vu les circonstances.
Je lui retourne la question et j'attends, frottant le tatouage à nouveau. Cette saleté n’arrêtes pas de me lancer, ca brûle tellement, j’espère que cela ne deviendra pas problématique. Habituellement je cicatrise mais il s'agit d'un tatouage magique, pas d'une blessure, malgré la douleur. Saleté d'anciens, qu'est ce qu'ils ont donc inventé ?
Je sursaute quand sa voix résonne dans la pièce, je m'était habitué au silence, j’étais même parti dans mes propres réflexions... Visiblement elle est aussi surprise que moi.
- On s'était enfuies pour faire un voyage. Elle a débarqué un matin, a fourré quelques unes de mes affaires dans un sac de voyage et m'a poussée dehors en m'offrant son plus beau sourire... j'avais jamais vu la Louisiane... j'ai adoré... tellement différent, sauvage... libre... elle en connaissait chaque recoin, chaque plante, le bayou n'avait aucun secret pour elle et elle rendait chaque seconde plus magique et merveilleuse que la précédente...  
Quand elle mentionne la Louisiane, mon bayou natal, je plisse les yeux. Elle s’effondre et je la réconforte du mieux que je le peux, tout en restant aux aguets.
- On regardait les insectes... on voulait essayer d'observer les animaux nocturnes et on a pensé que la lumière de la pleine lune serait parfaite. On a pas pensé que c'était dangereux, on n'y pensait jamais... chaque voyage que j'ai fais avec elle avait sa part de danger, on a failli y passer plusieurs fois parce que, pour être ensembles, on était prêtes à faire n'importe quoi, toutes les deux. On aurait voulu ne jamais rentrer... mais elle n'avait pas le choix. Plusieurs fois j'ai pensé qu'elle aurait préféré mourir au loin, que sans moi c'est ce qu'elle aurait fait... que j'étais comme une bouée pour qu'elle s'accroche à la vie... et elle était le phare qui éclairait et guidait la mienne...   
Elle ? Qui est donc ce elle ? Ca ne peut être que sa mère... Et elle continue, se purgeant de ce souvenir qui la détruit. Un peu comme j'ai fait avec Flora au fond. Et brûlure, putain de tatouage !
-  Il est arrivé sans un bruit et il a mordu ma cuisse comme s'il voulait arracher ma jambe. Elle l'a repoussé et il s'est jeté sur elle. Pendant un moment j'ai cru qu'elle avait le dessus, qu'elle allait le tuer, qu'on en serait quittes pour une nouvelle histoire à se raconter les soirs de pluie... pas une seconde je ne me suis dis que j'étais infectée, ça ne m'a même pas traversé l'esprit parce qu'elle arrangeait toujours tout... sauf que pas cette fois...  
Elle tremble de plus belle et je comprend qu'il s'agit de la partie la plus difficile de son histoire.
J'entour ses épaules de mon bras et lui murmure que je suis là, qu'elle n'est pas obliger de poursuivre mais elle secoue la tête.
- Elle... elle m'a hurlé de partir, de courir et de ne pas m'arrêter... je crois qu'elle m'a sourit. J'étais incapable de bouger, ma jambe me brûlait et la douleur avait changé mon cerveau en marmelade. Sa tête a roulé pendant plusieurs secondes avant de tomber dans l'eau quand il la lui a arrachée d'un coup de crocs. C'est quand il a commencé à manger l'intérieur de son ventre que j'ai réussi à bouger... j'ai... une femme, une femme est apparue devant moi et m'a forcée à entrer chez elle. Elle m'a fait boire un truc et je me suis réveillée quelques jours plus tard. Elle avait soigné ma jambe... elle était muette je crois... je suis partie, je suis rentrée chez moi. Mais ça n'avait jamais été chez moi... jamais... C'est leur faute ce qu'il s'est passé, leur faute si on devait se cacher... tout est de leur faute !
Un frisson me transperce. Je capte différent signal qui m'alarme, tant olfactif, que visuel ou psychique.
- Ils savaient, je suis sure qu'ils savaient... il m'a envoyée en Amérique en me disant que je n'étais plus la bienvenue. C'est sa faute. Jamais elle n'aurait fait tout ça sans lui, jamais nos vies n'auraient été si compliquées si il avait eu la décence de crever comme le sale rat qu'il est... des secrets, toujours des secrets... je n'avais même pas le droit de l'aimer et elle n'avait pas le droit de se souvenir de mon existence... tout cacher à tout le monde, encore et encore, mentir, renier son existence alors qu'elle était la seule qui me faisait sourire... Je le hais... je le hais !
Au moment ou la voix à changer d'intonation, je me suis écarté d'un bond en grognant doucement. Lucie est partie, submergé par la haine contre un homme et les secrets qu'elle garde. Et visiblement, ils ne sont pas facile à porter. Elle rit, enfin, le loup rit à travers elle.
Je ne suis pas inquiet pour Lucie, c'est toujours elle, elle n'arrive juste pas à accepter sa partie Louve. Il lui serait peut-être bénéfique de rencontrer Katherine, elle pourrait se rendre compte qu’être une loup-garou ne signifie pas que sa vie est finie... Je note ça dans un coin de ma tête, jurant encore sur la douleurs cuisante de mon bras et me concentrant sur le moment M.
-  Ils mourront... il crèveront tous comme les vulgaires parasites qu'ils sont. Tous ! Tous !!!  
Un nouveau rire et on se jauge du regard. Elle me défie, gronde en approchant avant de me rire au visage. Je ne bronche pas, il n'y a rien à faire pour le moment, j’attends l'instant I qui fera la différence.
-   Tout ce qui me fait mal devra mourir, j'ai le droit d'être heureuse, je l'ai mérité ! Je le mérite en gardant les secrets des autres depuis ma plus tendre enfance... je le mérite parce qu'on m'a toujours piétinée, qu'on est servit de moi pour faire souffrir la seule personne au monde qui aurait mérité encore plus de bonheur et de joie que moi même... Et tu sais quoi ? Toi aussi, tu finiras par crever. De ma patte, de sa main... de celle de quelqu'un d'autre... tu crèveras parce que c'est tout ce que tu mérite !
J'ai un petit rire suffisant. Tant de haine à mon encontre, alors que l'on ne se connaît pas et que je veux juste l'aider...
« Si je doit crever, je doute que ce sera de ta patte, louveteau... »
Je la pousse un peu plus, histoire de la faire sortir. Le hurlement de douleur arrive beaucoup plus tôt que prévue et elle se rue vers la sortie. Sa force est impressionnante mais le pire c'est toute la rage, la colère dont elle se nourrie. Ca décuple ces facultés. Sans oublier toutes les odeurs de chair fraîche aux alentours.
Je me transforme rapidement, satisfait de m'y être préparer à l'avance ce qui rend la douleur nettement plus supportable. Les transformations sont un grand mystère... Celle imposée par la nature lors des pleines lunes sont insupportable tant la souffrance est intense. Alors que les métamorphoses que je déclenche de moi-même sont douloureuse mais pas au moins de me rendre fou. Mon seuil de douleur à augmenter je suppose, je m'y suis habitué...
Bien ancré sur le sol, un hurlement  monte le long de ma gorge et je vais pour m'élancer quand Lucie débarque et se jette sur moi.
Mon élan coupé par sa force, je finit contre le mur, les muscles contractés de façon a anticipé le choc et la prochaine attaque. Sa mâchoire se referme sur mon épaule et je grogne de rage en m'ébrouant avant de lui coller une beigne.
Je lui grogne de prendre garde...

La louve ne supporte pas l'idée qu'on puisse lui résister, la défier. Quand le Professeur Cole lève sa patte sur moi ça la rend folle. Elle pousse un hurlement de fureur, secoue la tête et se jette à nouveau sur mon frère, plantant ses longs crocs acérés dans son épaule tandis que ses griffes semblent bien décidées à le débarrasser de ses entrailles. Un spectacle pareil m'aurait conduite tout droit à la douce libération de l'inconscience... mais je ne suis pas là. C'est presque mieux comme ça finalement...

Assoiffé de vengeance, aveuglé par sa rage, Lucie est totalement hors de contrôle et elle repart à l'attaque, sauf que c'est moi qu'elle est en train de bouffer là. Mon bras me lance, même comme ça la brûlure du tatouage a de l'effet, fait chier. Je ne voulais pas allez trop loin dans la transformation mais je n'ai pas le choix, je passe du stade Galbro à celui de Crinos. Question de survie. Je remercierais Maya de sa potion, qui est le point d'ancrage à mon humanité sous cette forme.
Un grognement rauque, j'empoigne sa mâchoire des mains, autant prendre le mal de front, et le repousse brutalement avant de laisser la bête m'envahir. Moi aussi j'ai de la rage en stock, contre les princesses qui essaye de me trucider alors que je cherche juste à l'aider par exemple !

La louve se retient, elle ne se jette pas à nouveau sur le Professeur Cole comme une hystérique. Elle gronde en restant un peu en arrière et le jauge, le détaillant de haut en bas. C'est un mâle, il est plus vieux, plus expérimenté, plus fort et plus puissant. Mais elle ne prend pas de potion, lui si... ça se voit. Il est humain à l'intérieur... Alors que la louve nom. Son côté humain c'est moi, et je ne suis pas du tout présente. C'est comme si j'étais dans une sorte de comas où je ne vois rien, n'entends ni ne ressens rien. Elle se rend compte qu'il a l'air de souffrir au niveau de son bras... Elle lui saute dessus, semblant viser sa gorge... mais au dernier moment, elle referme ses mâchoires puissantes sur le bras déjà endolorit du Professeur Cole, empoignant brutalement son museau pour l'obliger à rencontrer  avec force le mur qui se trouve derrière lui... et pour l'empêcher de la mordre, accessoirement...

Fougueux, impétueux, sauvage et qui ne connaît pas la peur. Je grogne. Il va falloir que je mette mon humanité en sourdine et que je le dresse. C'est chez moi ici, je suis l'alpha. Je doit protéger mon territoire. L'odeur de mon sang m'excite. Je montre les crocs en grognant, le provocant.
Son attaque ne me surprend pas, je m’écarte d'un bond sauf que... Elle me chope le bras et essaye de m’assommer contre le mur. Essaye, car bon niveau force, y'a encore du boulot. Par contre pour le bras, c'est pas passé bien loin. Je lui envoi un magnifique coup de genoux dans la machoire pour la faire lâcher prise et m'écarte. Salope. A mon tour d'attaquer, je fais volte face et lui décoche un coup de poing dans le ventre...

La louve le lâche instantanément quand le genoux du professeur s'écrase brutalement sur sa mâchoire. Le choc est si violent qu'elle cligne des yeux un instant pour chasser les petites étoiles qui s'obstinent à voleter dans son champs de vision. Occupée à reprendre ses esprits, elle ne voit pas venir le coup qui lui coupe le souffle brusquement. Elle recule de quelque pas en grognant, cherchant son souffle. Elle sait qu'elle s'est attaquée à bien plus fort qu'elle, mais il est hors de question qu'elle se soumette, elle peut le tuer. Elle se laisse tomber à genoux, faisant mine de ne pas réussir à respirer, et son bras fuse vers les jambes de Lazar pour le faucher tout en le griffant méchamment. Elle sait que si elle veut gagner ce combat, ça devra être rapide... elle n'a pas assez d'endurance pour supporter un combat de longue haleine...

Je tombe en ricanant, elle a fait exactement ce que j’attendais d'elle ! La griffure est profonde, mais c'est bien plus agréable que la morsure que je viens de lui infliger à la main tandis que mes griffes s'enfoncent où ils peuvent s'accrocher. Dans le même instant, ca fait tilt dans mon subconscient.
Byebye Crinos, bonjour Hyspo. Et mon humanité, je lui chie dessus la tout de suite. Je veux juste lui faire mal. Plus rapide, mon ouïe et mon odorat sont à leur paroxysme, de même que mon envie de tuer... Quand à la douleur, je m'en tape, rien d'autre ne compte que le sang que je veux voir couler de la gorge de ce gamin qui commence à me saouler. Je me jette finalement sur elle, bien décidé à la bouffer. J'attaque rapidement, mordant ou je peux, mes facultés me permettant d'anticiper certains de ses mouvements... Je prend des coups mais j'en donne aussi, coup de pattes, de griffes, de crocs...

C'est comme si une espèce de tornade de crocs et de griffes s'était subitement abattue sur le louveteau. Elle se démène comme elle peut pour repousser le mâle puissant qui saisit chaque occasion pour faire couler son sang, mais elle a du mal, beaucoup de mal. La louve, contrairement à moi, sait qu'elle a déjà tué... beaucoup... lors de mes premières transformations, quand je pensais qu'elle se contentait de courir tranquillement, en réalité elle était occupée à massacrer toutes les créatures vivantes qu'elle rencontrait. Dont des humains. Mais c'est la première fois que la jeune louve se bat contre un autre représentant de son espèce... elle réalise qu'elle ne pourra pas le battre et saisi subitement une toute petite occasion pour le repousser en arrière et faire un bond qui la propulse à plusieurs mètres de lui. Elle tremble en partie à cause de la douleur et en partie à cause de la peur. Il va la tuer... elle gronde toujours dans sa direction sans le quitter des yeux, mais elle a l'air beaucoup moins convaincue qu'au début...

Et je gronde plus fort, la fixant des mes pupilles dilatés. Je suis majestueux, plein de force et du pouvoir que me confère mon age et mon expérience. Les cicatrices sur mon corps le prouvent, bien que certaines aient disparut.
Je renifle sa peur et la pousse dans ses retranchements, l'acculant au mur tandis que j'avance...
Je suis un loup-garou, mais aussi un adepte des arts de combats sorciers... Le combat, c'est toute ma vie et je n'ai pas peur d'y mourir. Mais ce n'est pas ce bébé qui me fera rendre mon dernier souffle !
Je me jette sur sa gorge avec toute la hargne et la puissance que je possède !
Seul mon humanité m’empêche de lui arracher la tête...

Le premier réflexe de la louve et d'essayer de lui arracher l'épaule d'un coup de griffe puissant. Mais il sert vraiment fort et elle a du mal à respirer, la trachée comprimée par la pression de ses crocs sur sa gorge. Elle essaye de reculer mais le mur l'en empêche. Elle essaye de fuir mais il la maintient trop fermement. Elle pousse un grondement sourd qui se transforme en gargouillis ensanglanté et cesse de se débattre. Elle est toujours consciente mais se débattre ne servirait à rien à part à lui faire resserrer encore sa prise... et à la tuer par la même occasion. Elle lâche son épaule et pose simplement sa patte sur le museau du mâle sans pour autant essayer de le forcer à lâcher prise. Comme pour dire "c'est bon j'ai compris lâche moi s'il te plais"...

Je grogne, passant moi aussi en mode Lupus. Au moins j’aurai réussit à lui faire atteindre ce stade, ce qui est un coté positif, du moins si nous survivons...
Je la libère de mes crocs et lui lèche le museau avant de reculer en boitant. J'ai gagné, elle s'est soumise. Reste à voir si elle n'essayera pas de changer cela par la suite... D’où le fait que je ne la quitte pas des yeux ni ne commence à lécher mes blessures. J'attends de voir ce qu'elle va faire...

La louve ne bouge pas, elle pose sur le mâle un regard à la fois agressif et admiratif. Elle n'a plus envie de lui sauter à la gorge parce qu'elle sait qu'elle n'arrivera à rien... Mais sa rage boue toujours et ça se voit dans ses yeux. Elle se redresse sur ses quatre pattes et regarde autour d'elle. Elle a beau être dans un état assez pathétique et trembler de tous ses membres, elle a envie d'arracher des gorges, de déchirer des ventres, de briser des membres entre ses crocs... Les tremblements sont dus à sa faiblesses, à la perte de sang, à la douleur et à la frustration... dans un coin de son esprit elle se jure de faire un jour la peau à ce mâle prétentieux et trop sûr de lui... en attendant elle ne le toucherait plus. Apercevant une ombre dans un coin de son champs de vision, elle gronde vivement en se retournant vers elle... ce n'est qu'une chaise... elle se détend légèrement. Elle jette un regard à Lazar, hésite... semble presque soupirer d'un air blasé... puis elle se couche sur le dos devant lui en lui présentant sa gorge, histoire de confirmer qu'elle ne fera plus rien... et ses yeux deviennent bleus sans prévenir... puis ceux de la louve reviennent et ça change à nouveau... et encore...

Je ne la quitte pas du regard. Lorsqu'elle plonge ses yeux dans les miens, j'attends qu'elle rompt le contact, car si je le faisait elle pourrait penser que je suis faible...
Je sais bien qu'elle bouillonne, que la situation est loin de la satisfaire et qu'elle n'aspire qu'à « courir dans la foret », je sais aussi qu'elle essayera de me tuer, pas aujourd'hui mais dans les jours à venir... C'était logique. A moi de montrer ma force et ma légitimité à être son dominant.
Quand elle se couche pour m'offrir sa gorge, je m'approche et la renifle avant de japper, l'air de dire,  ok je t'accepte.
Je vois ses yeux bleus en intermittence, je prend cela pour le signe que Lucie revient petit à petit. Je m'assoit et attend, espérant qu'elle ne tarderait pas afin que je soit conscient pour commencer les soins...

La louve se redresse difficilement et frotte son museau contre une parcelle de fourrure intact du mâle puis retourne tourner en rond dans la pièce. Elle redescend les escaliers, les remonte... elle est incapable de rester en place, quelque chose la frustre affreusement... Et puis elle couine subitement, surprise par la souffrance qu'elle ressent. Elle jette un regard paniqué au mâle... elle n'a pas envie de partir, elle veut rester ! Mais la douleur se fait plus forte, les grognement et les jappements se changent en cris et en gémissements humains... et j'apparais. Je n'ai aucun souvenir de ce qui vient de se passer. J'ai mal... affreusement mal à la gorge. Ailleurs aussi, mais c'est là que la douleur est la plus violente. Je porte ma main à la source de ma douleur et pousse un cri quand je la sens se couvrir de sang en un instant... que s'est il passé ? Je regarde autour de moi, effrayée... et je le vois. Un loup. Un immense loup qui me fixe dangereusement... je pousse un cri et recule d'un bond, glissant sur mon propre sang, trop faible pour me lever... est ce que je suis condamnée à revivre cette horrible scène ? Est ce qu'il va me tuer cette fois ?

Tandis que la louve tourne en rond, je jappe, grogne. Je lui demande de partir, de laisser Lucie revenir et après quelques longues minutes, Lucie reprend forme humaine.
Je m'approche prudemment et me fige quand elle cri et recule. Ah oui, je suis toujours en loup...
Je reprend mon apparence d'origine et me précipite vers elle.
« C'est moi Lucie, Lazar. » J'ai un peu de mal a parler, je doit avoir le nez cassé... Mais je doit lui expliquer.
« Tu t'es transformé, on s'est battu, j'ai du te soumettre, je suis désolé. Laisse moi te soigner. » Et je finit par tousser et cracher du sang.
- La... ?
Ah oui... le professeur Cole... D'accord... transformation, ok, combat, ok, soumission, ok... attends... soumission ? Bref on s'en tape. Il est salement amoché. Je lève une main pour la lui poser sur l'épaule mais la douleur me fait gémir. J'ai du sang qui coule entre mes lèvres, j'en ai partout en fait... et j'ai tellement mal que même si un rat me proposait de m'uriner dessus en me certifiant que ça réduira la douleur j'aurais accepté. Je hoche la tête aussi vivement que me le permettent mes blessures.
- Je suis tellement désolée Professeur... tellement désolée !

« Shhh. C'est pas ta faute, tiens toi tranquile. On parlera après. » Je m'agenouille, collant mon dos contre le mur afin de m'aider. J'ai le nez éclaté, deux morsures affreuses à l'épaule, une autre au bras, une griffure profonde dans la jambe. Je lui ai donné pire... Je chasse le sentiment de culpabilité. C'était elle ou moi, et tout Poudlard. Je l'aurait tué s'il avait fallut...
Je pose mes mains sur sa gorge et concentre ma magie, la modelant afin que mon mantra de soin soit plus puissant. Personne ne peut l'aider mis à part moi. Je doute même que James fasse le poids contre elle. Et je commence à chanter en latin...
J’allais devoir la faire accepter son état afin qu'elle prenne le contrôle où bien le monstre la consumera et elle perdra son humanité.

Je me laisse faire, appréciant la torpeur qui s'empare de moi doucement. La douleur ne disparaît pas mais diminue et je me calme un peu... et rougis subitement avant de détourner la tête tellement vite que j'en grimace douloureusement... Ça tire encore beaucoup.
- Pro... Professeur ?
Je me racle nerveusement la gorge.
- Vous... vous êtes nu professeur...
Et là, la réalité me fracasse de plein fouet. Je me la prends en plein visage... je suis à poil aussi... J'essaye de me redresser d'un bond mais je n'arrive même pas à me décoller du sol. Trop faible... trop mal... du coup je me contente de rougir encore plus si c'est possible et de serrer mes bras autour de ma poitrine tout en serrant les jambes... situation de merde...

« Ne fait pas de mouvements brusque. Quoi ? »Je baisse la tête et me rend à l'évidence.
« Ah oui. Attends. » Je fait venir un drap pour la couvrir avant d'attirer une serviette que je place de façon à ce qu'elle ne soit plus gêner avant de me laisser aller contre le mur en fermant les yeux.
« Désolé. Pas l'habitude d'avoir une femme ici. On a pas mal de choses à voir, mais pour le moment repose toi. »
Je soupire, exténué par la bagarre et les soins. Je commence à chanter pour mes propres blessures. Cela devrait faire l'affaire jusqu'à ce que nous puissions sortir d'ici.

Je hoche la tête et m'appuie contre le mur à côté de lui. J'ai du mal à réaliser ce qui s'est passé mais tant pis, je comprendrais plus tard. Et puis de toute façon, comprendre quoi ? On s'est transformés, on s'est battus... des loups quoi, non ?
- Est ce que... j'ai été très violente ? Je veux dire... normalement elle se contente de courir dans les bois alors je sais pas... pourquoi on s'est battus ?
Ça me parait tellement anormal comme situation... pourquoi me serais-je battue contre le professeur ?

La question m'agace. Elle s'est tellement voilé la face qu'elle s'imagine que quand elle se transforme, elle se contente de se promener dans les bois pendant que le loup n'y est pas... Sauf que c'est elle le loup... Elle pense que je nous ai battus pour le fun ?
« Lucie... » Une quinte de toux m'interrompt. Je sais que ce que je vais lui dire va être difficile à avaler mais je n'ai pas le choix.
« Il va falloir que tu comprennes que quand tu laisses la bête prendre le dessus sur toi, tu es un monstre assoiffé de sang... Je t’empêchais de sortir et d'atteindre les odeurs alléchantes des humains à proximité. Tu l'as laissé faire durant des mois sans restriction, cette fois j’étais là pour l’empêcher de faire ce qu'il voulait, du coup il m'a attaqué... » Je soupire profondément et lui prend la main.
« Et oui, tu as été très violente, mais pas autant que j'ai du le devenir pour te maîtriser, je suis désolé... »

Je ne comprends pas un mot de ce qu'il raconte. Je l'ai laissée faire ? Est ce que ça veut dire qu'elle aurait tué des gens avant ? Non... impossible. Est ce que c'est vraiment impossible ? Après tout je ne me souviens de rien, jamais... est ce que je ne me suis pas voilée la face pour essayer de mieux supporter tout ça ? Je lève des yeux horrifiés vers le Professeur mais je reste sans voix. J'ai envie de sauter du haut de la plus haute tour du château... mais là tout de suite je serais incapable de grimper les marches... Merde... Je suis prise de tremblements incontrôlables et j'attrape la photo de ma mère qui traîne par terre non loin. Laissant ma main dans celle de Lazar, je caresse le visage de la femme qui me sourit et me fait "coucou" sur la photo avec un regard triste... Je suis désolée Maman... je suis devenue un véritable monstre, je suis devenue la même chose que l'horreur qui t'as arrachée à moi...

Je vois bien que je l'ai choqué mais je n'ai pas d'autre choix, elle a besoin de faire face à la réalité et de prendre ses responsabilités.
« Te souviens tu si tu avais un goût de métal quand tu te réveillais après tes transformations ? »
Je passe un bras autour de ses épaules, oubliant le fait que sous son drap et ma serviette, nous étions nus. Je n'ai pas besoin d'attendre sa réponse, je la connaît déjà. Ce sera oui.
«Bref, tu es avec moi maintenant, et je vais t'aider. Nous sommes une famille désormais, tu vas t'en sortir Lucie, je te le promet. »

- Une famille ?
Je lève les yeux vers lui et me mets à pleurer silencieusement. Si il savait à quel point c'est vrai... si il savait à quel point j'ai envie de le lui dire, de le lui expliquer... à quel point j'ai envie qu'il devienne mon frère pour de vrai... Son bras autour de moi me rassure, me calme. Je sais qu'il a raison, je sais aussi que je le savais déjà mais que je refusais de l'admettre... même maintenant d'ailleurs, j'ai secoué négativement la tête quand il m'a demandé si j'avais le gout du sang dans la bouche après mes changements... bien sûr que oui...
Je lui tends la photo. J'en ai marre des secrets...
- C'est... c'est ma mère...
Le simple fait de le dire me fait mal, j'avais promis. C'était pas un serment inviolable mais il devait y avoir quelque chose parce qu'à chaque fois que j'avais essayé avant, des blessures étaient apparues sur mes mains. Et ça recommence... Une longue et fine estafilade apparait sur le dos de ma main et se met à saigner doucement. Ça fait mal mais je m'en fiche. Je cache ma main sous le drap, il n'a pas besoin de voir ça.
- Je sais que c'est pas elle dans mon dossier, mais c'était un secret, j'ai pas le droit d'en parler...
Mon autre main me fait mal et la douleur liée à la première s'accentue. Je laisse échapper un petit gémissement que je fais passer pour un raclement de gorge.
- Je n'avais pas le droit de la voir, jamais... Elle... elle est morte.
La douleur remonte le long de mon bras jusqu'à mon épaule. Je ne peux pas m'empêcher de sursauter brutalement et de regarder mon bras... la plaie court du bout de mon index jusqu'au haut de mon épaule. Elle n'est plus aussi fine et s'est approfondie... tant pis.
- C'est elle que le monstre a tuée quand il m'a mordue... je suis désolée d'avoir menti.
Et ça fait pareil sur l'autre bras... alors je me tais. Je n'en parlerais plus aujourd'hui, j'ai déjà largement assez mal comme ça. Mais j'avais l'impression de devoir la vérité à Lazar... probablement parce que je ne peux pas lui révéler qui il est... je lui devais au moins une vérité. Je soupire et je baisse les yeux. Les pratiques de la famille de ma mère sont tellement devenues une habitude que le fait d'avoir les bras salement entaillés pour trois phrases ne me surprend même pas... ça sera pas la première fois... et certainement pas la pire...

Elle pleure doucement et je la serre un peu plus contre moi. Cette gamine me touche, comme son histoire qui m'est très familière... Elle s'est fait mordre dans mon bayou natal, et cela nous fait en quelque sorte un lien. Pas de sang certes, mais tout de même.
Je prend la photo qu'elle me tend et sourit devant la jolie femme qui salut d'un signe de main.
Sa mère hmmm ? Très différente de la photo contenu dans le dossier... Je l'interroge du regard, visiblement il y a pas mal de secret dans la vie de Lucie...
- Je sais que c'est pas elle dans mon dossier, mais c'était un secret, j'ai pas le droit d'en parler...
Je voit... Encore une famille de gland, visiblement chez les sorciers c'est plutôt commun... C'est comme pour l'identité de mon père ça, jamais compris pourquoi ma mère ne me l'a jamais dit. Enfin, depuis que je suis lycan, je n'ai plus de mère donc bon, elle avait peut-être prévue de me le dire quand je serait plus grand, comme si 15 ans ca ne l'était pas assez, sauf qu'elle s'est tiré. Bref.
- Je n'avais pas le droit de la voir, jamais... Elle... elle est morte.
Elle sursaute peu après, faisant bouger mon bras et mon épaule blessés, ce qui m'arrache un ouch de surprise. Pour ma blessure d'une part, et pour ce que je découvre en soulevant le drap.
« Tiens, ta famille est une adepte de magie ancienne... Et devait vraiment tenir à leur réputation pour utiliser ce genre de pratique barbare. J’aimerai t'aider mais je doute de pouvoir faire quelque chose, on regardera plus tard. » Je tousse, il serait peut-être judicieux que je répare ce nez un peu plus sérieusement...
Je chante encore, tenant sa main dans la mienne. Faisant passer ma magie dans la sienne pour nous soigner, sans trop savoir si cela l'aiderait. Ce genre de truc me dégoûte. Comment des personnes soi disant de noble naissance peuvent imposer cela à leur propre chair ? Le pire c'est que j'ai peu de chance de pouvoir la libérer de e sort...
« Merci de ton honnêteté Lucie. Il va falloir que je t’apprennes quelques petites trucs, comme ce mantra...  » Elle a été honnête malgré le prix que cela lui coûtait, je n'ai pas de secret à lui confier, enfin celui de Flora n'est pas le mien propre, mais peut-être que...
« J'ai été contaminé dans le Bayou moi aussi... Pres de Saint Martinville. Et ce n'était pas une simple amie, mais celle que je considérait à l'époque comme l'amour de ma vie. Elle est morte dans mes bras... -Je soupire.- Un secret pour un autre... » Je lui fait un clin d’œil et dépose un baiser sur son front.
« Allez Louveteau, il est temps de se reposer... Les prochains jours vont être rude. »

Mes bras ont beau me faire un mal de chien, je ne peux pas m'empêcher de passer mes bras autour de lui pour le serrer brièvement contre moi quand il me raconte tout ça. Il dit que c'est « un secret pour un autre »… ok mais il n'était pas obligé, surtout que ça a encore l'air de lui faire mal. Je ne sais pas de quand ça date, longtemps sûrement, il est vieux après tout… enfin plus que moi quoi… mais quand même.
Je le lâche en grimaçant. Si sa petite chanson agréable a nettement soulagé les douleurs des blessures qu'il m'a infligées pendant notre euh… dispute lupine… ça ne semble pas s'appliquer aux deux longues plaies de mes bras. Tant pis… ça passera. J'ai remarqué que je guérissais assez vite depuis que j'ai été mordue.

- Rudes ? Pourquoi ? Ma louve s'est soumise à votre loup non ? Elle ne va plus faire de bêtises maintenant… pas vrai ?

Il y a tellement d'espoir dans ma voix que je me fais pitié moi même...

Elle me sert contre elle et je baisse les yeux, embarrassé. La rassurer, la consoler, je n'ai pas de problème, cela me vient naturellement. Mais que quelqu'un fasse cela pour moi, hormis Flora, ca me gène. J'ai toujours été plutôt mystérieux, évitant certains sujets par un tour de passe passe ou par l'avantage de ma plastique. J'ai reçue tout l'amour de ma mère jusqu'à mes 15 ans, après toute ma vie à été bousillé et j'ai oublié ce qu'était la tendresse et la douceur.
« J'aimerais Lucie, mais tant que tu ne la brides pas toi même, en prenant le contrôle et en assumant ta nature, elle essayera toujours et je crois que je l'ai vraiment agacé... Elle sera de plus en plus vindicative je pense... »

- De plus en plus ? Vous êtes sûr que ça va aller ? Laissez moi toute seule ici sinon, y'a pas de raison que vous vous en preniez plein la gueule juste parce que je suis trop stupide pour réussir à maîtriser ça hein... Vous n'êtes pas obligé de rester avec moi Professeur... si vous lancez juste un sort pour que je ne puisse pas sortir ça suffirait non ? Je me ferais mal toute seule, c'est pas grave ça...

C'est vrai quoi, pourquoi devrait-il rester si c'est pour que je le blesse ? C'est dommage non ? Si je suis toute seule au moins je ne ferais mal à personne...

« Car c'est le seul moyen à ma connaissance pour t'aider... Tu n'y arrivera jamais toute seule. »

- De m'aider à quoi ? A me maîtriser ? Mais je prends même pas encore la potion... vous pourrez toujours risquer nos vies quand je la prendrais non ? En attendant ça n'a pas beaucoup d'intérêt pour vous je me trompe ?

« A apprendre à nous connaître, établir un climat de confiance. J'ai des fioles de potions pour toi mais je doute que l'effet soit instantané. Je suis ton alpha Lucie, je me doit d’être à tes cotés dans ce genre de situation. Je suis responsable de toi, tu comprends ? Et ce n'est pas pour rien, je t'ai déjà forcé à pousser ta transformation au dernier stade, le Lupus. C'est une grand progrès car ce stade est celui que nous prenons ici, celui qui permet une vie relativement plus sereine et moins sanguinaire. »

- Oui... alors j'ai quelques petites questions du coup si ça ne vous ennuie pas, parce qu'à Beauxbatons, on étudie pas les loups-garous pour de vrai avant la sixième année...


Oui non parce que du coup j'ai pas compris grand chose en fait...

- C'est quoi un Alpha ? Y'a des stades de transformation ? C'est quoi Lupus ? Et euh... je crois que c'est tout... je crois...

Le programme de Beau-battons craignait carrément...
« L'alpha, c'est le dominant, le chef de meute. Dans la meute de Poudlard, je suis l'alpha. James et toi vous êtes mes protégés. Un peu comme des frères/sœurs, je suis pas assez vieux pour vous considérer comme mes enfants. Lupus, c'est le nom du dernier stade. Il en existe 5. L'hommidé, notre état actuel. Le Galbro, l'homme loup. Le Crinos, le loup-garou. L'Hispo, le quasi-Loup. Et le Lupus, le loup. »

- Oh... en fait vous êtes une sorte de chef et de grand-frère autoritaire pour nous... enfin en gros. C'est ça ?


Je hausse les épaules. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer hein ?
« Ouep. »

Il va jouer les grands frères avec moi ? C'est marrant mais là tout de suite maintenant, y'a pas grand chose qui aurait pu me faire plus plaisir. Je lui adresse le sourire le plus large et le plus sincère qu'il ai jamais vu sur mon visage et puis, gênée, je rajuste le drap sur moi. Aussi bien pour reprendre une certaine contenance qu'au cas où... je grimace à cause des coupures sur les bras : elles ont mit plein, et j'ai bien dis "plein" de sang sur le tissus. Je soupire... toute façon au point où on en est tous les deux hein...

- Et moi j'peux vous soigner aussi ? Et est ce que je dois avoir un rôle particulier dans votre meute ?

Elle m'éblouit d'un sourire, un vrai. Pas un de ceux forcés qu'elle a pu me donner auparavant. Du coup je lui rend, avant de jeter un coup d’œil inquiet sur les traces de sang.
« Je t'apprendrais mais c'est long. Et il n'y a pas de rôle spécial dans la meute, on est juste comme une petite famille, on sait ce qu'on ressent et on se comprend plus que la famille de sang... Pour certain comme moi, c'est ce qui se rapproche le plus d'une vie de famille. »

Je le regarde un moment sans rien dire... il me trouble beaucoup avec ses histoires de famille, j'ai le "tu es mon vrai frère Lazar" au bout des lèvres et je dois me faire violence pour le retenir.
- L'idée me plaît... je suis pas franchement gâtée niveau famille comme vous avez pu le constater. Ma mère est morte...
Je grimace quand une blessure semblable à celles de mes bras mais plus petite apparaît sur ma joue... j'avais oublié. Maintenant que je lui en ai parlé ça va être difficile de ne plus rien lui dire à ce sujet... d'autant plus que j'ai tellement envie de parler d'elle...
- Ah oui merde... j'ai rencontré mon père y'a genre deux semaines, même pas, et il m'a envoyée ici directement... en plus il ne savait même pas que j'existais... et le reste de ma famille en France est très... très...
Je porte ma main à ma joue et soupire.
- Enfin disons que je ne les porte pas vraiment dans mon cœur... vous avoir comme grand-frère serait un véritable honneur pour moi Professeur Cole... et un réel plaisir.
Je souris à nouveau.

Je hoche la tête, avant de serrer le poing quand je vois la marque sur sa joue... Famille de malade. Enfin maintenant elle était avec nous... Je lui sourit.
« Bienvenue à la maison, Lucie. Si tu pouvais abandonner le professeur pour un Lazar, lorsque nous sommes chez nous, ca m'éviterais de me sentir vieux. »
Je regarde rapidement nos blessures et soupire.
« Il faut vraiment qu'on se repose. Au lit! »

Je hoche la tête et me redresse douloureusement. Ok... tenir debout c'est pas possible... je me traine à moitié à quatre pattes et à moitié en rampant jusqu'au lit, je me hisse dessus et m'écroule sur un oreiller sans même prendre la peine de m'habiller. J'ai un drap autour de moi... ça suffit... trop fatiguée. La louve essaye de revenir, mais je suis tellement faible qu'elle n'essaye pas longtemps... même pour elle un corps aussi peu efficace ne doit pas être particulièrement intéressant... J'ouvre la bouche pour dire quelque chose... mais je m'endors avant. D'un seul coup... Bonne nuit...

Je la regarde faire avant d'attirer de quoi me couvrir et je m'écroule. Je suis naze...



LIENS
FICHE - JOURNAL. LAZAR
FICHE - [url=www]JOURNAL[/url]. LUCIE.



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