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 Fumer tue. [Stasya]

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Stasya Y. M-Yukov
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MessageSujet: Re: Fumer tue. [Stasya]   Mer 13 Mai - 17:35






Fumer tue.Quand ça veut pas... ça veut pas...



Au début, la douleur fulgurante qui me déchire le bras me fait oublier ma rage. Je pousse un cri en le lâchant pour saisir mon poignet d'un geste protecteur. Je m'y attendais vraiment pas à celle-la... Il m'a pété le bras... j'arrive pas à le croire. Qu'est ce qui a bien pu lui passer par la tête ? Il n'avait encore jamais été violent avec moi, pas comme ça en tout cas. Il ne m'a jamais frappée par exemple... et là il me casse le bras ?

Je répare mon os cassé d'un sort et essaye de reprendre mes esprits. Impossible, c'est trop flou et brumeux... Vodka ! J'attrape la bouteille dans mon sac et en avale une bonne gorgée. Ce Chester... c'est quoi son problème hein ? Qu'est ce qu'il a bien pu voir pour finir dans un état pareil ? Une deuxième gorgée. C'est vrai quoi, il avait l'air complètement terrorisé... c'est pas son genre. Troisième gorgée. J'aime pas le voir comme ça... ça me dérange, j'suis mal à l'aise. Quatrième gorgée. Et puis c'est de sa faute si on est dans cette merde là non ? Cinquième gorgée. Et en plus il se barre comme si j'étais le pire thon de l'univers ? Sixième gorgé. Et il me pète le bras en plus ? Septième gorgée. Ce connard s'en est prit à mon parquet putain ! Huitième gorgée. Et il m'a réveillée, j'ai pris froid, j'ai été attaquée par un cadavre, on a joué avec mon esprit alors que normalement c'est ma spécialité de contrer ça... neuvième gorgée... et j'ai été en contact avec des miasmes immondes, des rats d'une saleté repoussante ! Dixième gorgée. Je range soigneusement la bouteille en m'essuyant la bouche à l'aide de mon poignet fraichement retapé. Je vais le buter.

Je reste là un moment à fulminer dans mon coin et en essayant de réfléchir à ce qui pourrait lui faire le plus mal. Que j'me tape un mec devant lui ? Nan... Shane aimerait sans doutes pas des masses, même si c'est juste pour faire mal à Ches'... Que je lui coupe les couilles avec une petite cuillère ? Naaan... trop pas original... en fait je devrais simplement envoyer une lettre à Papa pour lui raconter tout ce qu'il a fait. Les papiers falsifiés pour le mariage, tout ce qu'il m'a fait après... si je fais ça, dans deux jours maximum il est mort. Rah... trop expéditif... faut que je lui arrache les yeux moi même de toute façon.

J'passe un bon bout de temps à le chercher partout. C'est malheureux qu'il type si con soit si doué quand même. Ça me tape sur les nerfs. En fait ça me tape tellement sur le système qu'au bout de deux heures à peine de recherches semi-intensives... j'me casse.

C'est bon, il retrouvera son chemin tout seul quand il sera calmé il rentrera chez lui pour se prendre une bonne dose de vas savoir quoi de toute façon. Ça me donne une idée...

Un sourire se dessine doucement sur mes lèvres, et je transplane...



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Chester Arctor
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MessageSujet: Re: Fumer tue. [Stasya]   Mer 13 Mai - 20:31

Je me réveille plus tard, je sais pas quand, la nuit en tous cas, complètement en manque. Mon premier réflexe est de réfléchir à un plan pour rentrer chez moi sans que Stasya me rattrape... mais je vois pas comment elle ne pourrait pas me tuer si je faisais une connerie pareille. Seule solution : supporter le manque. Je l'ai déjà fait. Tu crois qu'on croise des dealeurs en pleine jungle ? C'est ce qui rend le truc encore plus pénible. Sobre, bouffé par les moustique et dans la merde jusqu'aux cuisses, c'est comme ça que je bosse moi. Ils veulent tous me buter, je peux pas me permettre de faire le con. L'instinct de survie prime sur le reste, je peux supporter le vomi, la chiasse, les hallucinations. Ces dernières améliorent pas tellement ma paranoïa, d'ailleurs. Des fois j'ai l'impression d'être déjà mort et que des insectes me bouffent les yeux et la langue, ou je vois des mages noirs partout en train de me gueuler dessus en espagnol. Ça dure deux trois jours avant que je puisse me lever. La seule raison pour laquelle je suis pas mort de déshydratation, c'est qu'il fait suffisamment un temps de merde pour que je me contente de rester la bouche ouverte afin de boire. Des fois j'suis tellement à coté de mes pompes que je lance des sorts à des trucs pas vraiment là. C'est con parce que mes véritables ennemis pourraient me repérer, avec des conneries pareilles. Je me dis aussi que ça fait désordre pour le boulot que je disparaisse comme ça, mais j'ai pas moyen de les prévenir sans que Stasya intercepte le message. Ils comprendront.

Mon esprit s'embourbe dans la paranoïa, plus je suis sobre et plus je suis déterminé à fuir jusqu'à la fin des temps. Je m’affûte sur ma connerie. Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas si j'ai des alliés, donc je suis terrifié.

Au bout d'un moment (quel moment ? Aucune idée, plusieurs jours), je vois des mecs rôder autour de moi. Des mecs réels. Ils ne me voient pas, mais ils me cherchent, ils savent que je suis dans le coin. Connards de mages noirs. Ils m'appellent. Comme si j'allais venir ! Ils croient quoi ? Que parce que j'ai pas mangé depuis trois jours je vais courir vers eux avec soulagement ? Sous forme d'oiseau je chasse très bien. Et j'suis aussi clean qu'un verre d'eau. J'vais les niquer, ces enculés de bâtard de...

- Monsieur Arctor ? Vous êtes blessé ? La zone est sécurisée. Qu'est ce qui s'est passé ? Monsieur ?

Ils parlent anglais, mais je les entends en espagnol. Ou peut être en russe, les mafieux de Stasya m'ont toujours beaucoup inquiété, j'ai jamais pu me sentir tranquille en sachant ce que j'avais comme belle-famille. Elle s'en foutait, elle, je crois. Je sais pas. Mais c'est une putain d'épée de Damoclès au dessus de ma tête ces engins là...
Je leur apparaît brièvement. Bien obligé, pour leur lancer un sort. Je vois leur yeux s'écarquiller devant le spectacle que j'offre. Ben quoi, les mages noirs ont jamais de la merde séchée sur les cuisses et du vomi plein la barbe ? Petits cons va. Et j'suis sobre, donc hyper dangereux. Je leur marmonne en espagnol – vu que je sais pas parler russe de toute façon – d'une voix rauque imprégnée de folie en phase terminale :

- Allez vous faire enculer. J'voulais pas que mes collègues maltraite une de vos pétasses, j'voulais pas, bordel de.... – là je marmonne des insultes et des trucs pas cohérents même point de vue grammaire – sales mages noirs ou mafieux russes, j'sais plus, jungle de merde qui pourrit le cerveau.

Ils m'ont laissé délirer parce qu'on s'attend pas à ce qu'un collègue en mode presque mort se mette à attaquer. Et mon cerveau opte pour un sort cruel, que j'ai dû lire dans un vieux manuscrit datant de l'époque où la magie était tarée et sans règle. Je castre ce qui est en réalité un de mes collègue. Je savais même pas que je pouvais faire un truc pareil. On apprend pas ça à l'école, hein, sac à merde ? Ça en fait un de neutralisé. Mais des mages noirs, y en a tellement... Je me barre sous forme d'oiseau avant que quelqu'un pense à m'arrêter. Une bite qui tombe sur le sol, ça a tendance à détourner l'attention.
J'vois des mecs en balais derrière moi, réels ou non, impossible à dire. Ils pensent me rattraper en vol ? Bande de cons. Je vais droit vers le nord. Les Etats-Unis c'est au dessus de l'Amérique du Sud nan ?
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Stasya Y. M-Yukov
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MessageSujet: Re: Fumer tue. [Stasya]   Mer 20 Mai - 22:56






Fumer tue.Quand ça veut pas... ça veut pas...



J'étais si bien... Ça faisait quelque chose comme trois ou quatre jours que je n'avais pas la moindre nouvelle de Chester, j'avais calmé mes nerfs, retapé ma maison, veillé sur les louveteaux princiers en prenant tranquillement mes marques même si l'absence de Shane devenait de plus en plus chiante à gérer... et là j'étais peinarde, posée dans mon jardin à profiter d'un petit rayon de soleil avec un bouquin, un thé fumant et de la tarte aux fraises meringuée. On aurait pu penser que c'était une super journée qui allait continuer hein... eh ben non. Dans le fondement la journée de détente... mais bien profond en plus, on doit presque voir l'étiquette qui dit "haha, t'y as cru pauvre naïve" au fond de ma gorge tellement j'ai pu me l'enfoncer loin cette journée de rêve...

A un moment, je sais pas pourquoi, je lève les yeux vers le ciel, appréciant la chaleur que l'astre du jour réussi à envoyer jusqu'à ma peau... et je vois un hibou voler vers moi. Un petit soupir s'échappe de mes lèvres mais je tends le bras pour réceptionner le message qu'il m'apporte. Visiblement ça vient de mes "collègues" anglais vu le cachet qui scelle l'enveloppe... Je l'ouvre, m'attendant à un ordre de mission standard même si le recevoir par hibou m'étonne un peu... et c'est à peu près à ce moment là que j'ai commencé à serrer les fesses. Mais ça n'a pas marché... au fur et à mesure que mes yeux parcouraient les lignes de la lettre, ma jolie journée idéale s'enfonçait lentement dans mon cul à la manière d'un serpent aveugle qui remonte vers la chaleur... au plus je découvrais les mots couchés à la va-vite sur le parchemin, au plus mon bout de paradis se glissait au plus profond de mon rectum... et je crois que le pire, c'est que j'avais pourtant toujours refusé la sodomie à Chester... il a finit par avoir ce qu'il voulait finalement. J'viens de me faire enculer à sec avec du gravier et du gros sel... sans vaseline. Connard.

J'apparais une demie-heure plus tard à l'endroit indiqué dans la lettre avec un visage exprimant assez de mauvaise humeur pour faire courir un cent mètres à un cul de jatte... juste à temps pour voir une paire de couilles ensanglantées s'écraser mollement sur le sol avec un bruit mou et humide.

Ok... j'avoue... ils m'ont tirée d'un repos bien mérité et ça me casse les pieds à un point que vous ne pourriez même pas imaginer dans vos pires cauchemars... mais ils savent accueillir. J'en demandais pas tant...

Je lève un regard incrédule sur l'ancien propriétaire du petit amas de chairs et de sang qui fait des bulles de sang par terre, et l'horreur mêlée d'incompréhension totale que je lis sur son visage me force à me mordre la langue. C'est pas drôle... c'est tragique... mprph... j'ai mal au ventre putain ! Je suis obligée de lever les yeux et de prendre une grande inspiration pour que personne ne se rende compte que je me tape un putain de fou rire intérieur... et c'est là que je vois Chester. Il vole en rond au dessus de nous en émettant des cuicuitages de faucon furax, comme s'il nous insultait... sauf qu'il a l'air d'être en train de fuir le plus vite possible... sauf qu'il tourne en rond... sauf qu'il perd des plumes parce qu'il est super stressé... sauf que c'est un Auror avec une méchante réputation d'excellence qui devrait surement pas craquer comme ça... sauf qu'il est con.

Mon rire se calme d'un coup... c'est à cause de lui que ma journée de pur bonheur s'est changée en grattage de la gorge en passant par l'anus.

Les autres sont encore trop sous le choc pour essayer de le choper visiblement... pas moi... j'attends ce moment depuis plusieurs jours finalement... j'ai hâte de le ramener chez lui. D'un geste impatient, je lui lance un sort qui bloque ses ailes et le fait tomber comme une pierre. J'hésite à le laisser s'aplatir par terre jusqu'au tout dernier moment... mais vu sa taille actuelle de pauvre faucon, on pourrait le confondre avec les burnes de l'autre con et le lui greffer sous la queue...

L'image d'un Chester-sous-bital me fait sourire à nouveau (le genre de sourire qui ferait peur à Dracula, pas celui qui donne des caresses aux chatons) et je l'arrête à un demi centimètre du sol. Je l'attrape par une patte d'un air dégouté et le regarde se débattre vainement. Même pour un piaf ses yeux ne sont pas normaux, il a complètement craqué, il est désorienté... ce con ne sait même plus ou il est... la poisse...


- Chester, t'as pas finis de jouer au con ? Remets toi bordel ! J'ai été obligée de laisser derrière moi le PREMIER rayon de soleil que je vois depuis que je suis dans ce fichu pays alors je te conseille de te souvenir rapidement de qui je suis? T'as épuisé ma patience y'a longtemps Ches'... reviens.


Je rougis légèrement parce que j'ai vraiment pas l'habitude de dire ça, et je reprends en me détournant et en baissant la voix pour que les autres ne m'entendent pas. Même s'ils sont occupés à gérer l'homme qui saigne plus que moi quand j'ai mes règles.

- S'il te plais...



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Chester Arctor
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MessageSujet: Re: Fumer tue. [Stasya]   Jeu 21 Mai - 18:33

Comme je suis la tête en bas et suspendu par les jambes, il me faut quelques secondes pour produire mieux qu'une réaction paniquée. Des fois, j'aimerais me transformer en quelque chose de volumineux, genre un très gros vautour. La main qui me tient est trop loin pour que je m'acharne dessus avec mon petit bec pointu, et l'humain qui se trouve au bout me parle. Pas d'une voix menaçante. Y a rien qui promet une mort imminente dans ce qui est dit, juste... une sorte de lassitude. Alors comme j'ai rien de mieux à faire, j'écoute.
C'est Stasya.

Pas celle qui vit dans ma tête et veut me tuer à coup de mafieux, celle dont je suis amoureux (elle vit seulement dans ma tête aussi, d'une certaine façon). Et elle a rien à foutre dans mon scénario. Enfin... si, c'est une auror, donc sa présence près des mages noirs est cohérente, mais j'aimerais bien qu'elle se trouve jamais en danger. Elle pourrait faire de la paperasse très loin, dans un bureau, par exemple. Bon elle finirait par péter un plomb et arracher les yeux de tout le monde – c'est pas le genre de fille qui aime les existences rangées – mais personne toucherait aux siens, d'yeux. Faut que je reprenne forme humaine pour éclaircir tout ça. Je pousse un petit cri pour prévenir de ce qui va se passer, puis j'le fais.

Je me retrouve écroulé par terre. Il me faut une ou deux secondes pour m'habituer à être presque aveugle et soixante fois plus lourd, mais sinon ça va. Je me relève. La présence de ma femme est presque rassurante. C'est tout le reste qui va pas. On est dans une saloperie de forêt. Humide, froide, pleine d'arbres et de machin magiques et dangereux.

- Qu'est ce que tu fais là ? C'est plein de mages noirs. Partout.

Je jette des coups d’œil inquiets aux alentours. Dans la jungle, le décor avait tendance à bouger quand on le regardait pas, donc les cartes, mêmes magiques, étaient aussi utile pour s'orienter que du PQ – et finissaient par avoir le même usage. Tout était tellement chelou que j'avais l'impression de me faire sucer le cerveau en permanence. Les déserts les plus grands semblent aussi avoir cette propriété curieuse, mais au moins les étoiles et le soleil restent cohérents.
Ici, y a quelque chose qui va pas, mais j'ai souvent l'impression d'être dans un monde étrange alors ça veut plus rien dire. Mais pour une fois, j'suis sobre. J'ai pourtant le regard fixé sur un chêne plusieurs fois centenaires. Ces arbres là sont capables de tout, au moins avec un ficus on sait où on va : vers un ennui intense. Les druides ont jamais fait de rituel avec un ficus. J'en voudrais un en pot pour noël. J'le ferais payer pour les autres. Je déclare d'une voix éteinte :

- J'aime pas les putain de forêts, elles me bouffent la tête. Y a rien qui veut nous tuer là, dis, t'es sûre ?

C'est fou la clairvoyance qu'on peut avoir involontairement. Une partie de mon petit cerveau doit savoir que je fais n'importe quoi. Elle essaye désespérément d'avertir le reste qu'il y a mieux à faire que de repartir en courant à travers les bois. J'sens bien, maintenant que je suis avec Stasya, qu'il y a quelque chose qui cloche.

- Je voulais pas t'embêter, mais... mais je sais pas où je suis.

L'aveu me coûte, j'ai surtout pas envie qu'elle m'explique ce que je suis en train de faire. Comme si je tirais sur un fil et que les idées se suivaient une part une, je me rappelle que j'ai des potions pour le savoir, mais j'ai pas envie de prendre ces trucs. Je vais dormir deux jours après.
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Stasya Y. M-Yukov
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MessageSujet: Re: Fumer tue. [Stasya]   Sam 23 Mai - 14:30






Fumer tue.Quand ça veut pas... ça veut pas...



Il ne voulait pas m'embêter hein... je crois que ce mec mérite la mort. Après tout, pourquoi je suis là moi hein ? Dans ce pays humide qui me sépare de l'homme de ma vie, de mes amis, de mon vrai boulot... tout ça c'est à cause de Chester. Tout ça c'est parce qu'il n'est pas foutu d'accepter que notre mariage est terminé, que mes sentiments pour lui n'existent plus... et que c'est lui qui les a tué. S'il ne voulait pas m'embêter, il aurait dû s'abstenir de briser mon coeur, mes rêves, ma vie... il aurait dû rester l'homme dont j'étais tombée si follement amoureuse, cet homme qui m'apprenait tellement de choses intéressantes, cet homme sur lequel on pouvait compter quelle que soit la situation... il aurait dû oublier mon existence et me laisser le chasser de mon esprit. Mais au lieu de ça, il me sollicite constamment, il détruit mon plancher en plein milieu de la nuit, m'entraine dans une histoire sordide avec un zombie dégueulasse, des araignées géantes, des plumes, des "collègues, des couilles... j'ai envie de me pendre...

Je m'oblige à rester calme et à lui parler avec gentillesse... et croyez-moi, c'est plus difficile que mon travail habituel...


- Ches'... il n'y a pas le moindre mage noir ici et les arbres se contentent de pousser paisiblement en direction du ciel. Tu as castré l'un de nos collègues anglais, à cause de toi tout un tas d'Aurors ont été mobilisés pour rien et j'ai encore été obligée de venir te chercher. Est ce que tu pourrais, s'il te plais, faire l'effort de mettre de côté ta paranoïa habituelle pendant au moins trente secondes ?


Le chef des types réunis autour de nous me tapote sur l'épaule pour attirer mon attention. Je soupire, lance un regard fatigué à Chester et m'éloigne de quelques pas pour discuter avec celui qui est devenu, à cause de toutes ces histoires ridicules, mon supérieur hiérarchique.

- Madame Yukov, je suis navré d'avoir été obligé de vous faire venir ici, mais nous ne savions plus quoi faire avec votre mari. Vos supérieurs américains nous ont mis en garde en nous signalant à maintes reprises que l'enfermer ne nous apporterait que des ennuis...

- C'est mon ex-mari, je vous serais reconnaissante de vous en souvenir la prochaine fois. Mon véritable époux pourrait ne pas apprécier que vous vous mépreniez de la sorte. Je vous présente mes plus plates excuses pour tous les ennuis qu'a pu vous causer monsieur Arctor... malheureusement je ne puis vous certifier que cela ne se reproduira plus.

- Je vois... pourriez-vous nous donner des précisions quant à la mission qui vous a obligés, vous et monsieur Arctor, à vous poster sur le sol anglais ?


- Non.

- Bien... dans ce cas je vais devoir vous prier de tenir votre ex-mari en laisse si vous ne voulez pas que cette mission, aussi secrète qu'elle soit, ne soit pas écourtée. Les relations entre nos deux gouvernements ne sont pas assez bien portantes pour que des américains puissent se permettre de faire n'importe quoi sur notre territoire.


J'ai envie d'attraper ce connard et de lui faire avaler sa langue après la lui avoir trempée dans son propre rectum. Me prendre ainsi de haut ? Moi ? Comment cet espèce de sale gratte papier au cul aussi gros que la statue de la Liberté ose-t-il s'adresser à moi de cette façon ? Et dire que je suis obligée de fermer ma gueule...

- Je ferais attention Monsieur, vous pouvez en être certain.


- Je l'espère madame Yukov, c'est de votre place qu'il est question.

De ma place ? Comme si ma place pouvait être mise en danger par un moins que rien comme toi, saloperie de soupeur de merde ! Ma vraie place est tellement bien posée et tellement plus élevée que la tienne que je pourrais te réduire à l'état de mange merde et de nettoyeur de chiottes pour le restant de tes jours.


- J'en suis consciente. Veuillez me pardonner.

Toi un jour je vais te faire bouffer ton sentiment de supériorité. J'te l'enfoncerais dans le cul jusqu'à ce qu'il ressorte par ta bouche... Je hais faire profil bas, surtout devant des mecs comme lui. Chester a intérêt à fermer sa gueule sinon je transforme un arbre en suppositoire rien que pour lui...

L'homme s'éloigne avec un hochement de tête méprisant et je retourne vers Chester en fulminant de rage... et ça n'est même pas dirigé vers lui pour une fois. Enfin... pas entièrement en tout cas.


- Ches'... ramasse tes affaires, vas présenter des excuses CORRECTES et bouge toi les fesses, on se barre. Et vite...

Ouais... vite et loin... sinon je finirais par ne plus pouvoir me retenir de remettre à SA place cet espèce de sale petite vermine qui se croit capable de chasser du mage noir au petit déjeuner... Ah t'en veux du mage noir ? Je pourrais t'en montrer mon gars, rien de plus simple... si tu regarde vraiment bien tu pourrais même en voir un en moi. Tu veux que j'te montre ?


- Bouge Ches'... faut que j'me sorte d'ici tout de suite !

Il m'a déjà vue dans cet état plusieurs fois... il sait très bien ce que ça peut donner. S'il a un minimum de jugeote il est déjà prêt...


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Chester Arctor
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MessageSujet: Re: Fumer tue. [Stasya]   Mar 2 Juin - 21:46

Pendant que Stasya se fait engueuler par un mage noir, j'examine la forêt en ayant l'impression d'être dans un rêve. Rien n'a de sens, mais rien ne me choque non plus. Comme si j'étais Alice qui se balade dans le pays des Merveilles. Ma femme s'excuse auprès d'un mec que je connais pas au milieu des bois ? OK, j'pose pas de question. Dans mes montagnes russes mentales, j'suis en train de monter une cote assez lentement pour me laisser le temps de regarder le paysage. C'est la descente qui sera compliquée, mais en attendant ça va. J'me sens comme dans du coton, à tout observer d'un œil extérieur, comme si rien ne pouvait me tuer puisque je ne suis pas vraiment là. Ça repose.

Les forêts anglaises sont aussi pleine de saloperies que les autres. Y a des trucs que les sorciers n'ont jamais réussi ni à comprendre ni à domestiquer. Les géants, les phénix, les arbres chelou. En Amazonie on arrête pas de découvrir de nouvelles bestioles qui ressemblent à rien, et les gars sont tout content de leur donner des noms de gens célèbres en rajoutant des « us » à la fin. J'suis sûr qu'il y a un connard qui a nommé une algue ou un lichen le « Harry Pottus », quelque part. En cours de Wicca on apprend à gérer cette salope de Mère Nature de façon plus holistique que les classiques « botanique/soins aux créatures magiques », mais j'ai oublié pas mal de mes cours faute d'usage. On aurait dû apprendre à tout cramer efficacement de toute façon.
Je surveille attentivement les arbres, j'écoute le vent. Il y a Stasya à coté qui m'invite au calme. Là je suis sur le sommet des montagnes russes, juste avant la grande descente et le looping de la mort. J'en suis à retenir le wagonnet avec les dents. C'est pas facile.

- Mais... y a quelque chose qui va pas, en vrai... cette saloperie de forêt. Surtout ce chêne, il a l'air louche.

Le-dit chêne a l'air plusieurs fois centenaires, avec des branches épaisses qui poussent dans tous les sens et de la mousse dessus. Me dis pas que ça pue pas la merde. Ma femme voulait que j'aille m'excuser auprès des mages noirs, mais je commence à douter fortement de leur existence. Des fois ils sont là, tout près, à me fixer de leurs yeux noirs, à vouloir me tuer. Des fois ils sont pas là. J'vais pas m'excuser à des gens pas là, merde !

- S'il te plaît ! Il y a vraiment quelque chose ! Regarde ce putain d'arbre de merde ! Moi j'y arrive pas j'vois des trucs dans tous les sens.

J'ose pas lui attraper le bras et la secouer, elle va m'arracher la gorge avec les ongles si je fais un truc pareil. D'ailleurs, j'suis un peu inquiet qu'elle me tape mais j'essaye de me maîtriser.
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Stasya Y. M-Yukov
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MessageSujet: Re: Fumer tue. [Stasya]   Dim 14 Juin - 10:30






Fumer tue.Quand ça veut pas... ça veut pas...



J'hésite réellement à tuer Chester pour de vrai pendant une bonne minute... Non seulement il n'a rien remarqué, mais en plus il insiste pour que je m'intéresse à son putain d'arbre à la con... j'vais lui arracher les couilles...

- Ches'...

Je lui adresse un sourire presque tendre.

- Un jour je vais finir par te tuer, tu le sais ça ? C'est pas possible d'être aveugle à ce point...

Aller, on oublie les excuses. Tant pis pour Ducon qui tient tellement à sa "place", de toute façon Chester n'y croirait pas une seconde en déblatérant des "pardon" et autres "je suis désolé" et ça n'aurait pas l'air sincère. Juste avant que mes nerfs ne craquent, j'attrape l'autre con par le bras en le serrant assez fort pour le ramener brutalement à la réalité... et je transplane.

On apparait juste devant la porte de la maison de Chester... et c'est là que je me souviens que j'ai préparé tout un tas de petites surprises sympa pour quand il serait de retour. Du coup je respire, je me calme... je sais bien faire ça normalement, me calmer. De toute façon pour ce genre de boulot, avoir des nerfs en acier trempé est un plus ! Les seuls trucs qui arrivent vraiment à me faire péter un câble sont Chester et les bureaucrates... et mon cousin Irvin... parce que c'est vraiment un gros niais... mais bref, peu importe.


- Maintenant qu'on est chez toi, tu vas bien finir par te calmer non ?

Et je le pousse vers la porte. A l'intérieur, on voit que j'ai fais le ménage. J'ai lessivé sa baraque de haut en bas et dans tous les sens, ça brille et ça sent bon (pour une fois). Le ménage m'aide à gérer mes nerfs... en cas de crises, se calmer chez Chester est toujours une bonne idée : c'est le bordel, c'est sale, ça démontre un laissé allé monstrueux... le paradis de la ménageuse compulsive (oui, ménageuse, pas ménagère... c'pas pareil).

Je le propulse vers la cuisine et je fais du café, le laissant découvrir doucement mes petites modifications : four chaud, couteau à plumer, légumes coupés pour un accompagnement parfait de volaille rôtie, recette du "faucon en croûte" posée bien en évidence sur la table etc... je lui souris en déposant une tasse de café devant lui.


- La prochaine fois je me sers de tout ça... et je te ferais même pas de café. Calme toi sur les conneries que tu t'enfile Ches', sérieusement... t'es de pire en pire.

Je vide ma tasse d'un trait et je rentre chez moi. J'ai pas envie de débattre avec lui... pas maintenant... j'ai envie de rentrer chez moi et de m'enfouir dans une bouteille de vodka en fantasmant sur mon propre mari...


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